Interview : Temples

Juste avant de se produire sur la grande scène de La Route du Rock, le groupe Temples nous a accordé un petit entretien autour d’une bière. On y parle de “Volcano”, leur deuxième album, du rapport avec le public et… du futur ! 

TEMPLES – Festival La Route du Rock – SAINT MALO – Fort de St Père – 2017-08-19

Comment vous sentez-vous quelques minutes avant un concert ? 

Adam Smith (claviers, choeurs, guitare) : Le trac se fait toujours ressentir, même aujourd’hui ! 

Thomas Edison Warmsley (basse, choeurs) : On est aussi très excités de revenir jouer en France. Temples s’est produit il y a deux ans sur la petite scène de La Route du Rock. Cette année, le but, c’est de faire encore mieux, de magnifier le concert. 

“Très amoureux de la nostalgie”

Votre premier opus, “Sun Structures”, semblait très ancré dans une époque particulière, celle des sixties. Pour “Volcano”, vous semblez plus proche d’une pop subversive. Vrai ? 

T.W : Je ne pense pas que ces assimilations soient voulues de notre part. Du moins, ce qui devait arriver est arrivé, on ne s’est pas tous posés la question de l’influence. Pour le premier album, effectivement, j’étais pour ma part, très amoureux de la nostalgique. Ce son authentique, qui rappelle l’aire des Beatles notamment, c’est ça qui nous servait de guide à l’époque. 

A.S : Nous n’avons pourtant jamais cherché à copier un son, ou même à créer un album concept. Tout ce qui importe, c’est que le disque puisse comporter un début et une fin, pour ne jamais rester… sur sa faim ! *rires*

T.W : Pour Volcano, on en avait fini avec le passé. On a rassemblé des fragments d’idées nouvelles et innovantes, pour aller de l’avant, explorer notre son de manière, comment dirais-je…futuriste ? 

Quelle sera la direction d’un probable troisième album ? De l’électro pur et dur ? 

T.W : Nous avons encore la tête la première dans Volcano. Temples ne possède pas de plan pour l’avenir, on fait les choses quand elles se présentent à nous. 

A.S : On ne force jamais avec l’inspiration.

Donc en tournée, il ne vous arrive jamais de composer quelques nouvelles pépites ? 

A.S : Non. Pour une question de temps, tout d’abord. J’ai peur que cela nous déconcentre de notre but premier : promouvoir l’album en cours. Il ne faut pas se perdre, on a besoin de faire les choses dans l’ordre. 

Dites-nous en plus sur l’artwork si particulier de Volcano, et la signification de ce nom ? 

T.W : C’est une image intrigante, n’est-ce pas ? Quand je la regarde, je réfléchi beaucoup, elle se répond à elle-même, elle est sont unique ouverture, ou échappatoire. C’est la première chose que notre producteur nous a trouvé lors de la composition de l’album. Le nom, c’était la dernière pièce du puzzle. 

A.S : Il n’y a pas de rapport direct entre le nom et l’image. Je pense que c’est une explosions d’idées, voilà tout, un peu comme un volcan. Ça fuse. 

Chez Temples, vous êtes tous engagés dans la composition ? 

T.W : Pour Sun Structures, c’était plus compliqué. C’est James (le chanteur) qui composait les titres et nous ajoutions quelques petites touches personnelles. Maintenant, nous sommes tous au fourneau. C’est passionnant ! 

A.S : Tout dépend des morceaux, évidemment. Volcano est davantage collaboratif que son grand frère. 

T.W : La dimension live, en tout cas, a toujours été un boulot collectif.

 

Avec maintenant ces deux albums sous les bras, comment composez-vous les setlists ? 

T.W : Il faut naturellement contenter les fans, en jouant les classiques. Shelter Song, The Golden Throne… En festival, c’est encore plus le cas, il faut accrocher les nouveaux venus, qui ne connaissent pas forcément Temples. C’est la règle du jeu.

A.S : Sinon, on se fait plaisir. On pioche dans notre discographie. Le titre Oh The Saviour, qui a été composé bien avant Volcano, est toujours un plaisir sur scène. Bien-sûr, il nous arrive de privilégier les morceaux, comme Certainty ou How Did You Like To Go, tirés de Volcano. Même si on adore les jouer, c’est également dans un but purement promotionnel. 

“Le groupe La Femme me fascine”

Le septième art est-il une inspiration chez Temples ? 

A.S : Bien-sûr. Notamment les BO de très grands films. 2001, la filmographie de Sergio Leone, Jodorowski… On se projette très facilement dans le cinéma.

T.W : Pourquoi pas, un jour, écrire pour le cinéma ? Ça serait le défi le plus rude mais le plus enthousiasmant. 

Vous êtes-vous un peu intéressés de quelques artistes français ? 

T.W : Jean-Claude Vannier est un de mes compositeurs français favoris. Sinon, j’aime beaucoup les nouveaux artistes de la scène française, comme Justice. Le collectif La Femme, que nous voyons très souvent programmé dans les line-up en France, est un groupe qui me fascine ! J’aimerai beaucoup les rencontrer. 

A.S : Jean-Michel Jarre est brillant. 

Si vous étiez dans un musée, là, maintenant, une oeuvre d’art comme un tableau pourrait-elle vous inspirer un morceau ? 

A.S : Nous n’avons jamais testé cette méthode de travail. Mais pourquoi pas ? Je pense que je vais tenter le coup pour le troisième album. Merci du conseil ! 

Vous revenez dans quelques jours à la Cigale. C’est la preuve d’une histoire d’amour entre Temples et le public français. 

T.W : En effet, on adore la France. Cela peut sembler être un cliché, mais le public ici est incroyable, particulièrement réceptif à notre son. On se voit à La Cigale ?

Temples, en concert à la Cigale le 6 septembre 2017.

Propos recueillis avec Melvil Joyaux. Merci à Pias et à l’organisation de la Route du Rock pour nous avoir organisé cette interview.

 

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