Cosmo Sheldrake, expérimentations sonores au Pop Up du Label

On vous l’avait présenté en découverte du dimanche : Cosmo Sheldrake était au Pop Up du Label jeudi dernier, et nous aussi.

Il fait froid ce soir; la première neige est en train de tomber. Pour se réchauffer, quoi de mieux que de danser sur la musique de Cosmo Sheldrake ? Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, car la salle est comble dès la première partie (assurée par Floyd Shakim). Il va tout de même falloir patienter pour voir le britannique, qui arrive sur scène sur les coups de 21h30.

Sur la scène justement, pas d’instruments traditionnels : ni guitare, ni batterie, ni même piano. À la place, un Mac et des synthés enregistreurs, qui vont permettre à Cosmo toutes les folies possibles au cours de cette soirée. Celui-ci commence d’ailleurs par quelques ajustements, avant de se lancer avec The Fly. Il nous explique juste avant quels sons il utilise pour cette chanson : entre l’ardoise galloise qui se brise, le son du soleil, un enregistrements de chants traditionnels des Pygmées Aka du centre du Cameroun et un autre enregistrement plus simple, celui de Cosmo jouant du banjo, l’univers de l’artiste est annoncé. Et il est plus qu’improbable.

Tout au long de la soirée, c’est une multitude de sons de ce genre qui viennent créer ses chansons, à la fois originales (vous vous en doutez) et très accessibles. Mais Cosmo Sheldrake est joueur, et ne s’arrête pas à rejouer devant nous ses chansons; il improvise aussi. Cela fait d’ailleurs beaucoup rire le public lorsque, après avoir bu un peu de sa bière, il se gargarise et enregistre le son produit : et contre toute attente, cela devient le son de base d’une improvisation vraiment réussie qui dure plusieurs minutes, s’enrichissant de chant et de beat box.

Le premier album de Cosmo étant prêt mais pas encore sorti, il joue surtout des chansons issues de son précédent EP ainsi que les derniers singles révélés; et le public n’hésite pas à reprendre en choeur les fameux Come Along et Tardigrade Song. Nous avons droit à un peu de xylophone, mais aussi à des sons moins glamour comme une pièce de boucherie qui se fait écarteler pour créer la percussion de Rich. Ce titre étant normalement chanté par Anndreyah Vargas, Cosmo joue la piste audio studio, mais l’accompagne également lui-même de sa voix bien plus grave.

C’est donc une soirée intrigante et pleine de surprises à laquelle nous avons assisté ce soir. Naviguant entre tous les sons qu’il a recueilli aux quatre coins du monde, Cosmo Sheldrake nous a invité dans son univers sonore riche et joyeux, qu’on était heureux de découvrir.

Concerts Cosmo Sheldrake
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