The Strypes, héritier ou relève ?

En se produisant en première partie d’Arctic Monkeys, The Strypes passe une nouvelle étape.

 

 

Le temps passe si vite. En un an, nos petits génies The Strypes sont passés de l’anonymat le plus total au statut de phénomène rock. Ils pourraient n’avoir en tête que leurs problèmes d’acné, les réseaux sociaux, ou leurs cours de collège à moitié pris, mais eux ont préféré le rock. Et on les remercie.

 

Strypes art 2

 

Un peu plus d’un an après les avoir découvert par pur hasard alors que Palma Violets allait s’ériger en révélation de l’année 2012, The Strypes foulent le plancher de la scène parisienne du Zénith ce 7 novembre 2013. Face à eux, quelques 2000 spectateurs dans l’attente de retrouver Alex Turner et ses Monkeys. Car oui, qui l’eut cru – et en même temps le choix ne souffre d’aucune contestation possible – les Strypes tournent avec Arctic Monkeys pour la tournée européenne de ces derniers. Un privilège pour cette bande d’ados qui ne cesse de voir leur cercle de fans grossir à vue d’œil.

 

LES PHOTOS DE THE STRYPES AU ZENITH DE PARIS

 

Sur la scène du Zénith, face à un public aussi éclectique qui va de la petite minette qui ne répond plus de rien devant les déhanchés furieux de Turner, au mélomane quadra qui n’aimerait pas qu’on lui dise que le type a pris le mauvais wagon en manquant Arctic Monkeys, porte-drapeau de la génération Internet. Eh bien justement, parce qu’Alex Turner et les siens sont des enfants de la toile, ils ne pouvaient que convier ces teigneux Strypes à leur tournée.

 

Strypes art

 

Véritables héritiers, on sait que les Strypes ont le potentiel pour être la relève. preuve que le rock n’est pas mort, et que reprendre du Bo Diddley, The Coasters ou Nick Lowe mérite qu’on se penche un peu sur leur cas. Outre cette fougueuse idée de reprendre des standards de mélomanes aguerris, les Strypes ont un album à présenter. Mystery Man, nerveux début, What A Shame tube en puissance, She’s so fine hymne et sexy et rajeunissant… Les exemples abondent. Au chant, Ross Farrelly a déjà la dégaine d’un Liam Gallagher soft, une petite nonchalance charmante, mais un sacré coup de gueule. A la guitare le secondant, Josh McClorey est un vrai coup de cœur, le genre de type à se donner entièrement à ses cordes de guitare pour en tirer toute l’électricité transcendante. Le mec nous fait kiffer et prend du plaisir. Que demander de plus à ce groupe qui manie aussi bien le blues que le rock de garage ? Bah de durer, pour le bien de la communauté.

 

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