04 Jan Electro UK : Top albums 2025
2026 débute et il est enfin temps pour nous de vous dévoiler notre top 10 des albums électroniques qui ont marqué 2025. Entre drum & bass, techno, industriel et house, retour sur les pépites qui nous ont fait vibrer tout au long de l’année.
10. Chris Lake – Chemistry
Pilier de la scène House depuis deux décennies, Chris Lake signe avec Chemistry un retour magistral. Pour ce projet, le producteur a repris les commandes de son destin en toute indépendance sur son label Black Book Records. Contrairement à ses confrères, il a refusé de tester ses morceaux en club avant la sortie, une démarche anti-marketing totale à une époque où tout est pré-vendu sur les réseaux. Loin des recettes faciles de la Tech House de TikTok, Lake prouve qu’on peut faire danser les foules sans sacrifier son intégrité artistique. Le résultat est une Tech House habitée par une vulnérabilité rare, portée par les voix de Kelly Lee Owens et la présence inattendue de Bonobo.
9. Sub Focus – Contact
On monte le volume avec la drum & bass de Sub Focus. L’afrobeats de Fireboy DML cohabite avec l’aura éthérée de Grimes et l’efficacité house de John Summit. Loin des sous-sols obscurs, cet album propulse la Drum & Bass vers les grandes scènes de festivals. Sur bien des aspects, il nous rappelle le génie de Pendulum qui a aussi marqué l’année.
8. KETTAMA – Archangel
Le prodige de Galway livre enfin son premier album. C’est une avalanche de décibels de quinze titres où l’on retrouve la puissance brute de la hard-house et l’euphorie de la trance. C’est de musique rave qui pourrait autant fonctionner à Coachella que dans un sous-sol. Au casting, on retrouve Interplanetary Criminal et l’incontournable Fred again...
7. FKA Twigs – Eusexua
FKA twigs nous a fait danser avec Eusexua et sa réédition Afterglow. Après avoir passé l’année à s’imprégner de la scène club berlinoise, elle livre ici son projet le plus « physique » et le moins cérébral. Elle mélange techno brute et envolées d’opéra, créant un univers où la musique ne va pas sans les visuels. C’est le summum de ce que l’électro-pop peut proposer en 2025.
6. HAAi – HUMANiSE
HAAi nous surprend avec un projet bien plus personnel. En plaçant sa propre voix au centre, sa techno flirte désormais avec l’Art Pop et l’Indietronica, créant un pont audacieux entre le dancefloor et l’expérimentation. C’est chaleureux, et cela confirme que l’on va entendre parler d’elle encore longtemps.
5. Maribou State – Hallucinating Love
Un retour qui relève du miracle après que Chris Davids a dû subir une lourde chirurgie cérébrale. Loin d’être triste, l’album célèbre l’amitié et la survie. En l’écoutant, on pense à l’énergie solaire de Jungle. C’est un album pour ceux qui aiment la mélancolie joyeuse et l’électro sophistiquée.
4. Bicep – CHROMA 000
L’aboutissement d’un laboratoire créatif de deux ans. Avec CHROMA 000, Bicep sort de sa zone de confort mélodique pour embrasser une culture club plus frontale, injectant de la UK Drill et de la jungle dans leurs structures habituelles. Comme Chris Lake, ils prouvent que l’indépendance (via leur label CHROMA) est devenue une stratégie de survie artistique majeure pour les têtes d’affiche.
3. Fred Again… – USB002
Impossible d’évoquer la scène UK actuelle sans citer l’omniprésent Fred Again.. Cette compilation de 34 titres est un voyage de Mexico à Lyon. Si le format fleuve de 2h21 peut frôler l’indigestion et ressemble parfois à un dossier Dropbox géant, la force de Fred réside dans sa capacité à transformer une accumulation de fichiers en un journal intime universel. On ne voit pas le temps passer, même si l’objet manque parfois de la cohérence d’un véritable album studio.
2. Barry Can’t Swim – Loner
C’est l’album de la confirmation. Barry évite le piège du « deuxième disque » en resserrant les rangs autour de deux collaborateurs seulement. On y retrouve une vraie ambiance de fin de soirée d’été, prouvant que l’efficacité mélodique n’a pas besoin d’un casting de superstars pour briller. Il fait danser et rêver en même temps.
1. Daniel Avery – Tremor
On vous en a déjà parlé ici mais cet album a été une véritable claque auditive. Avery sort de l’ambient techno pour un album post-industriel sombre et hypnotisant chez Domino Records. Tremor n’est pas un album qu’on écoute, c’est un album qu’on subit, au sens le plus noble du terme. En invitant les voix du rock indé (Wolf Alice, The Kills) dans son chaos, Avery signe le pont définitif entre le dancefloor et le moshpit. C’est notre numéro 1 car il est l’album de la « descente » après la fête, celui qui possède la plus grande substance artistique de cette année 2025.
No Comments