Biffy Clyro en concert à l'Olympia, Paris, le 1er février 2026

Biffy Clyro retournent l’Olympia et rappellent pourquoi ils sont immenses

L’Olympia vibrera longtemps après ce 1er février. Biffy Clyro n’ont pas simplement joué Paris : ils ont imposé leur stature lors d’un concert unique !

La soirée débute dans un calme presque solennel avec Bartees Strange, seul en scène pour assurer la première partie. Le musicien américain d’origine anglaise arrive lentement sur le devant de la scène, guitare en main. Imposant, démarche posée. Il s’assoit, prend le temps. Très vite, il installe une atmosphère intime et sincère, offrant un court récital dépouillé, évoquant par instants le blues rock de Ben Harper. Une entrée en matière sobre, élégante, qui capte l’attention sans chercher l’esbroufe.

Puis tout bascule.

Quand Biffy Clyro investissent l’Olympia, la salle est déjà prête. Dans le public, des fans ont fait le déplacement depuis l’Écosse, preuve d’une ferveur intacte et d’un attachement profond au groupe. À Paris, l’Olympia est une étape marquante ; au Royaume-Uni, Biffy Clyro jouent à une autre échelle. Le trio écossais remplit régulièrement des arénas – The O2 à Londres, l’OVO Hydro à Glasgow, des salles de 20 000 places – et s’impose comme l’un des groupes rock majeurs de sa génération. Ce soir, c’est cette puissance-là qu’ils amènent dans un écrin plus intime.

Sur scène, le dispositif est impressionnant : un guitariste, une bassiste venue remplacer James Johnston, membre officiel du groupe, absent pour raisons personnelles sur plusieurs dates de la tournée, deux violonistes, un clavier, le batteur Ben Johnston, jumeau de James, et au centre Simon Neil, chanteur-guitariste, torse nu, arborant ses multiples tatouages, habité. Le décor est urbain, sombre, presque industriel : noir dominant, éclaboussures de peinture rouge, grosses enceintes maculées, lumières tranchantes. Rien de décoratif mais hyper impactant !

Biffy Clyro en concert à l'Olympia, Paris, le 1er février 2026

Simon Neil domine tout en haut de la scène et les premières notes caractéristiques de A Little Love résonnent et le public chante avec la ferveur d’une fin de concert ! L’ambiance est électrique et la tension monte encore d’un cran avec Hunting Season. Le sol de l’Olympia tremble comme un ring de boxe sous nos sauts répétés… La pression monte sans jamais redescendre. Space offre alors un moment magnifique, suspendu, une respiration bienvenue au cœur de la déferlante sonore.

Sur Wolves of Winter puis Tiny Indoor Fireworks, la furie musicale reprend. Les stroboscopes alternent rouge, bleu, jaune, découpant la scène en flashes violents au même rythme que les riffs de Simon Neil. La mise en scène est d’une précision qui impressionne. Tout est magnifiquement orchestré.

Biffy Clyro en concert à l'Olympia, Paris, le 1er février 2026

C’est une vraie claque scénique qu’on est en train de prendre en pleine figure. Pour Goodbye, Simon Neil reprend de la hauteur tandis que les deux violonistes avancent à l’avant-scène, image forte où chacun vient recevoir l’énergie du public. Friendshipping ramène le groupe au plus près du public, avant une nouvelle montée sur Biblical.

Moment plus calme, presque fragile, avec A Thousand and One. Une parenthèse avant que tout ne reparte. La suite est une folie furieuse. Aucun temps mort. Les morceaux s’enchaînent, les changements de guitare se font à la vitesse de l’éclair, sans jamais casser la dynamique instaurée par Simon Neil, qui laisse ses tripes sur scène.

L’Olympia explose sur Mountains. Une courte pause. Puis Machines, livrée en version acoustique, guitare et violons, plonge la salle dans un silence attentif. Le final s’approche. The Captain, Living a problem because, Bubbles et enfin sur Many of Horror, porté par une énergie frontale et incontrôlable.

Biffy Clyro ont livré un concert physique, viscéral, maîtrisé, dans une salle mythique, devant un public incandescent. Un rappel éclatant de leur notoriété au Royaume-Uni et de leur capacité à transformer n’importe quelle scène en terrain de jeu sous haute tension.

Photo : Solly Alba

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