Peter Doherty : un moment suspendu au Stereolux

C’est dans une salle Maxi complète que nous faisons notre rentrée 2026 au Stereolux ! Peter Doherty semble aimer Nantes, puisqu’il y fait une halte à chaque tournée (ou presque).

Samedi soir, direction l’île de Nantes pour assister au concert de Doherty et de sa troupe. Pour cette tournée, le désormais normand s’est bien entouré : Katia deVidas (Puta Madres), Jack Jones (Puta Madres / Trampolene), Mike Joyce (The Smiths), Mike Moore (Liam Gallagher) et Mark Neary (Baxter Dury). La soirée commence tôt, avec une ouverture des portes à 19h30. La raison ? Deux premières parties !

La soirée débute avec Charles Bueller, nouveau protégé de Doherty. Son premier album sortira sur le label de ce dernier, Strap Originals, au printemps 2026. Charles Bueller est seul sur scène, armé de sa guitare acoustique et d’une simple lumière bleue. Décrit comme un poète vagabond, l’image lui va parfaitement. Sa musique est douce et poétique, teintée d’une certaine noirceur. N’ayant encore rien sorti physiquement ou sur les plateformes de streaming, il ne restera qu’une vingtaine de minutes sur scène, faute de morceaux à son répertoire. Peter Doherty fait ensuite son entrée pour remercier Charles Bueller, demander une acclamation et, au passage, vendre son fanzine. Tel un vendeur ambulant, il promeut son fanzine de poésie à la criée et n’hésite pas à se déplacer dans la foule (« ten euros, cash only! » ).

De retour sur scène, il introduit la seconde première partie : Luvcat. La chanteuse est accompagnée d’un guitariste et d’un claviériste. Avec son look pin-up, l’artiste originaire de Liverpool vient défendre son premier album, Vicious Delicious, paru le 31 octobre 2025. Ce qui n’était au départ qu’un projet alternatif de pop-rock sombre a finalement abouti à un album abouti et cohérent. La salle est rapidement conquise par la voix de la chanteuse et ses morceaux rock mélancoliques. Luvcat joue une trentaine de minutes et, pour nous, c’est un pari réussi. Après avoir remercié le public, Doherty revient une nouvelle fois sur scène pour reprendre son rôle de vendeur de journaux. Quelques exemplaires écoulés plus tard, il disparaît en coulisses avant de revenir, cette fois accompagné, pour nous livrer les premiers morceaux de la soirée.

Le concert débute par un grand classique de la carrière solo de Peter : Last of the English Roses, et l’effet fonctionne toujours aussi bien. Il est agréable d’entendre Doherty interpréter ce titre sorti il y a déjà 17 ans. Le set mêle compositions solo, morceaux issus des différents groupes dont il est ou a été membre, ainsi que quelques reprises. Le public du Stereolux a ainsi droit à des titres phares comme Salome, I Am the Rain, Kolly Kibber ou encore I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone).

Peter Doherty est également là pour défendre son dernier album, Felt Better Alive, sorti le 16 mai 2025, dont cinq morceaux ponctuent la soirée. On retient notamment une très belle interprétation de The Day the Baron Died, durant laquelle Doherty mime les griffes du baron, ainsi que Calvados — hommage assumé à la Normandie — pendant laquelle il n’hésite pas à présenter une bouteille à son nom, bien sûr disponible au stand de merchandising !

Ce concert ressemble à une compilation des meilleurs titres de Doherty, mais aussi de ceux qu’il affectionne particulièrement. Il interprète ainsi The Fantasy Life of Poetry and Crime, écrite avec le Français Frédéric Lo, une reprise de Trampolene, Uncle Brian’s Abattoir, dont le leader est présent sur scène, ou encore How Soon Is Now? des Smiths dont le batteur présent sur scène, Mike Joyce, semble d’ailleurs prendre un réel plaisir à la réinterpréter devant nous.

La soirée se conclut sur un enchaînement plus énergique avec Time for Heroes des Libertines et Fuck Forever des Babyshambles. Le groupe salue la foule et quitte la scène sans revenir pour un rappel. Dommage : le public semble un peu déçu de ne pas avoir droit à quelques morceaux supplémentaires, mais on peut tout de même se dire que la soirée fut belle.

Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette soirée au Stereolux prisent par Méline Macquigneau !

Setlist :

Last of the English Roses
The Fantasy Life of Poetry & Crime
I Don’t Love Anyone (But You’re Not Anyone)
Felt Better Alive
Ed Belly
The Epidemiologist
I Am the Rain
Pot of Gold
The Day the Baron Died
Salome
Uncle Brian’s Abattoir with Luvcat (
Trampolene cover)
Calvados
Kolly Kibber
Someone Else to Be (
Puta Madres)
For Lovers (
Wolfman cover)
Albion (
Babyshambles)
How Soon Is Now? (
The Smith cover)
Who’s Been Having You Over (
Puta Madres)
Times For Heroes (
The Libertines)
Fuck Forever (
Babyshambles)

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