The Kooks en concert au Zénith de Paris, le 8 février 2026

The Kooks, tout en contrôle au Zénith de Paris

Les tournées européennes font partie intégrante du cycle de vie des albums des Kooks. C’est donc avec plaisir qu’on les retrouve à Paris, même si cette fois le groupe s’est montré un peu gourmand, privilégiant un Zénith rempli à 70 % plutôt que l’habituel Olympia complet.

La soirée débute avec un groupe prometteur : Girl In The Year Above. Le quintet propose des mélodies efficaces et une énergie entraînante, parfois débordante, notamment du côté de la chanteuse qui s’époumone un peu trop dans son micro. Un groupe qui ne semble pas encore présent sur les plateformes de streaming, dont on espère bientôt pouvoir suivre l’évolution.

Girl in the Year Above, en première partie de The Kooks, au Zénith de Paris, le 8 février 2026

Le concert des Kooks démarre avec une scénographie légèrement différente et plus ambitieuse que lors des tournées précédentes : une estrade imposante surélève le batteur sur toute la largeur de la scène.

Entrée assez classique avec Sofa Song, mais surtout une arrivée remarquée pour Luke, pantalon en cuir, chemise à paillettes ouverte et, surtout, un charisme qui électrise immédiatement la foule. L’accueil du public est d’ailleurs une très bonne surprise : ça chante, ça danse, et les gradins resteront debout du début à la fin du concert.

Le batteur est propre, mais clairement peu investi dans le show. Pour rappel, il a décidé de ne plus faire partie du groupe tout en restant membre de tournée. Le bassiste est également un musicien de tournée. Hugh Harris et Luke Pritchard sont donc les seuls membres du groupe, et ce dernier a la lourde tâche d’animer l’ensemble du concert — tâche qu’il remplit avec un succès certain. Ses pas de danse sont furieux, tout comme sa gentillesse et sa bienveillance envers le public.

Pour revenir à la scénographie, on remarque, en fond de scène et à peine éclairée, un drap noir sur lequel se détache une rose rouge géante : une évocation direct à la pochette de leur dernier album. Et c’est bien le seul élément qui rappelle ce disque. En effet, un seul titre en sera joué ce soir : Sunny Baby. Au moment de présenter ce morceau, Luke se montre même légèrement ironique, voire cynique, face au manque de réaction du public, lançant un  » t’s all about it, right ? » .

The Kooks en concert au Zénith de Paris, le 8 février 2026

Fait encore plus marquant : ce titre est le seul morceau issu des trois derniers albums du groupe. Le choix semble assumé, les Kooks jouant clairement la carte de la nostalgie. Choix surprenant sachant que la dernière tournée était une tournée anniversaire de Inside In/Inside Out, et que la setlist du soir reste encore composée à 40 % de titres issus de celui-ci. La setlist mériterait davantage de prises de risques — a minima quelques titres moins joués des excellents albums Kook et Listen — ou encore des versions alternatives, à l’image de Do You Wanna et de son outro instrumentale dans un style garage rock ô combien rafraîchissant.

À force de miser sur la nostalgie et de se limiter à un concert d’1h20, et même si la soirée est une réussite — en grande partie grâce au public — il n’est pas certain que l’on se déplacera à chaque nouveau concert d’un groupe qui, aujourd’hui, n’impressionne plus autant.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des photos ici.

Setlist :
Sofa Song
Always Where I Need to Be
Eddie’s Gun
Stormy Weather
She Moves in Her Own Way
Bad Habit
Westside
Sweet Emotion
Sunny Baby
Junk of the Heart (Happy)
See Me Now
Seaside
Sway
Shine On
Down
See the World
Do You Wanna
You Don’t Love Me

Encore:
Ooh La
Naïve

Tags:
,
No Comments

Post A Comment