07 Mar The Divine Comedy enchante la Salle Pleyel
Le groupe mythique The Divine Comedy était de retour à Paris pour deux dates complètes à la salle Pleyel. C’est A Lazarus Soul, venu tout droit de l’Irlande, qui ouvrait le show.
Une entrée chic et élégante
Neil Hannon fait son entrée sur scène avec élégance : chapeau et lunettes noires, accompagné d’une belle bouteille de vin. Derrière lui, une scénographie minimaliste, un grand rideau de théâtre, des projecteurs et un orchestre complet : contrebasse, violon, accordéon, guitare, batterie, clavier, basse et synthé, dans un style music-hall raffiné. Tout rappelle, Broadway et l’influence des comédies musicales clairement présents dans la sensibilité artistique de Neil.
Il entame le show par les deux premiers morceaux de leur dernier album Rainy Sunday Afternoon : Achilles et The Last Time I Saw The Old Man. Ils nous font rentrer directement dans l’univers du disque. On reconnait aussitôt la signature musicale de The Divine Comedy.
The Divine Comedy, c’est 37 ans de carrière, avec un mélange pop. Les concerts sont autant des spectacles théâtraux que des performances musicales. Sur scène, chaque chanson devient une petite scène à part entière. Elle est portée par l’orchestration raffinée et inventive du groupe. Ainsi, contrebasse, violon, accordéon, guitare, batterie, clavier et synthés se mêlent pour créer un univers à la fois sophistiqué et moderne.
Le style Divine Comedy
Par ailleurs, le style de Neil Hannon est reconnaissable entre tous : une pop orchestrale élégante, des mélodies très subtiles et des paroles immersives. De plus, il faut dire que Neil est quelqu’un avec beaucoup d’humour. À plusieurs reprises, il s’essaye au français entre deux blagues, avant de prendre une gorgée de vin.
Par exemple, il marque un temps et s’amuse à l’appeler « mindful » , ce qui signifie porter attention à l’instant présent. Il observe le public. Soudain, Tosh Flood, le guitariste, se met à jouer Walk This Way d’Aerosmith. Un moment vraiment drôle.
Mais ce n’est pas tout. À un autre moment, on lui ramène un chariot d’alcool et il s’improvise barman : « What do you want? A cocktail ? » Ensuite, il en profite pour présenter ses musiciens en leur ouvrant chacun une bière. Il rit et dit en français : « Et pour moi… » Avant de switcher en anglais : « I’m a professional, I’ll stick with water » (c’est faux).
Enfin, niveau setlist celle-ci retrace toutes les époques du groupe. On y retrouve des titres comme Other People ou To The Rescue de l’album Foreverland (2016) ou encore Neapolitan Girl de l’album Bang Goes The Knighthood (2010).
Pour finir le set, des morceaux emblématiques du groupe sont joués : In Pursuit of Happiness, issu de A Short Album About Love (1997), Tonight We Fly, tiré de l’album Promenade (1994), et enfin Invisible Thread, issu de leur dernier album.
Un concert qui retrace toute la carrière du groupe entre émotions et titres mythiques dans une scénographie épurée.
Credit photo : @live_shots_j
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