Charlie Winston à l’Olympia : une communion toujours intacte

Dix jours après, il reste surtout une évidence : le lien avec le public n’a pas bougé.

Le 11 mars, à l’Olympia, Charlie Winston a rappelé pourquoi il fait partie de ces artistes qui traversent les années sans perdre leur public.

La soirée démarre en douceur avec Aiden, jeune Canadienne présentée par Charlie lui-même, éternel gentleman. Seule, guitalele en main, elle livre un set simple et appliqué, marqué notamment par une reprise de Another Love de Tom Odell, bien exécutée, et surtout sans laisser paraître, tout à fait humblement de vouloir dépasser l’original.

À 20h45, changement d’ambiance. Les lumières tombent, quelques nappes de cordes s’installent, le cuivre d’un saxophone annonce l’arrivée de Charlie qui entre alors en scène pour Dance With You. Polo vintage, guitare en bandoulière, entouré de ses musiciens alignés devant un décor fait de cadres aux allures de papiers froissés en aluminium. Les stroboscopes s’agitent. Le ton est donné.

Très vite, la machine s’emballe. Dès Kick the Bucket, la salle se transforme. Le sol vibre, comme de nombreux théâtres parisiens qui se transforme en fosse de salle de concert. Le public chante, saute, répond. L’énergie est là, immédiate. Charlie, lui, navigue entre guitare, clavier, percussions, sans jamais perdre le fil. Sur Never Enough ou Kick Out of You, le set gagne en nervosité, porté par des guitares plus tranchantes et une batterie qui pousse.

Mais le concert joue aussi sur les contrastes. Charlie prend le temps de parler, en français, de son album Love Isn’t Easy, de son rapport à la vie, à l’amour, à la France. Il évoque aussi sa femme, rencontrée il y a 14 ans — une parenthèse plus intime, sans toutefois casser le rythme global.

Interlude guitare électrique par son musicien, assis sur un tabouret haut, seul en scène. Charlie revient ensuite, deux bouquets de roses rouges à la main pour Bad Valentine, qu’il jette en offrande au pu public, avant de prendre sa trompette, si douce et si romantique sur ce joli morceau..qui parle d’une relation amoureuse compliquée.

Puis viennent les surprises. Ibrahim Maalouf rejoint la scène sur Don’t Worry About Me. Saule débarque pour Dusty Men. L’harmonica de Ben Edwards ramène Like a Hobo dans une ambiance toujours aussi cinématographique. La salle suit, sans décrocher, c’est le feu sur scène comme dans la salle, où les sourires marquent tous les visages.

Un salut envers la foule avant de peut-être revenir..

Les fans hurlent.. et il réapparaît I love your smile, avec un final revisité, énergique fait de ruptures, de coups de batterie et de clavier en fusion !!

L’énergie retombe mais pas l’émotion : Charlie entame au piano de jolies notes pour Unconscious.. moment silencieux et solennel, juste bercé par ces notes. Le morceau prend de l’épaisseur avec l’arrivée de la guitare, de la batterie et du saxo grave.. et qui explose !

Ovation pour Charlie Winston et son band ! D’un doigt sur la bouche, Charlie nous invite au silence..pour entamer a capella Love isn’t easy, titre éponyme de son dernier album. Les téléphones et les lumières se dressent au rythme des notes subtiles jouées par l’ensemble des musiciens, hors-pairs.

Un final tout en douceur et en empathie, en amour, même si ce n’est pas facile, c’est ce qu’il y a de plus beau ..

Charlie Winston prend le temps de remercier son équipe, toute entière, et tout le monde partage cet amour également, en savourant la chance qu’on a d’être ici..

Revivez avec nous ce joli spectacle en photos juste ICI.

Credit photo : @live_shots_j

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