Childhood – Universal High

Votre attention s’il vous plaît, Childhood a décidé de décoller l’étiquette psychédélique héritée après leur premier album Lacuna. Ils tentent de nous emmener vers des terres inattendues…

Les revoilà ! Après un premier effort splendide, Lacuna, avec des sons de guitare mystiques et aériens, Childhood font leur retour avec Universal High, sorti ce 21 juillet et enregistré à Atlanta. Deux titres accrocheurs (Cameo et Nothing Ever Seems Right) et un plutôt surprenant (Californian Light) avaient été dévoilés et déjà, bien qu’ils nous plaisaient, on remarquait des différences flagrantes entre eux et les précédents. Toutefois, les titres nous plaisaient donc forcément, on espérait que la suite de l’album soit de cette intensité, de cette qualité. Ainsi, la découverte de ce deuxième opus s’ouvre par A.M.D et là, surprise, le quintet de Brixton frappe plutôt dans des sons groovy. Si on retrouvait un peu de leur patte sonore sur deux des trois premiers extraits mentionnés ci-dessous, ici, ce n’est pas le cas. Le titre est agréable, notamment grâce à la voix de Ben Romans-Hopcraft, mais il devient vite long. Et sur la deuxième piste, Californian Light, c’est le même constat qui s’impose. Voire sur l’album…

En soi, les chansons ne sont pas déplaisantes (sauf certaines telles que Monitor ou Melody Says…) mais quand on a connu le Childhood de Lacuna, on était loin d’imaginer qu’ils prennent un tel virage. C’est osé. Nous sommes loin de terres psychédéliques, teintées d’indie-pop, dans lesquelles ils nous emmenaient. Universal High nous emmène plutôt dans un répertoire digne d’une signature Motown, alors oui, ça plaira à certains, c’est sûr mais, par exemple, en concert, on peut bien se demander ce que donnera une setlist alliant des titres issus des deux albums du groupe. Cela pourrait surprendre. En tout cas, la bonne nouvelle c’est que la voix du leader Ben Romans-Hopcraft est toujours aussi belle. Prenez le refrain de Nothing Ever Seems Right, vous en serez convaincus.

Heureusement, tout n’est pas noir, et certaines pistes sont très agréables telles que Nothing Ever Seems Right ou Too Old For My Tears mais soyons honnêtes, on ne s’attendait pas à un tel changement de direction. On connaît des artistes qui, après certains albums, s’essayent à d’autres styles musicaux, mais si tôt, c’est déjà plus rare et donc inattendu. Tout ce qui est inattendu n’est pas négatif, loin de là, mais ici, on reste déçu de ce Childhood 2.0 qui, même s’il parvient à nous faire taper du pied et apprécier ces nouvelles compositions dansantes, n’est pas celui qu’on attendait. Surtout pas après un premier album d’une telle qualité. En attendant la suite…

 

 

Tracklist :

A.M.D
Californian Light
Cameo
Too Old For My Tears
Melody Says
Universal High
Understanding
Don’t Have Me Back
Nothing Ever Seems Right
Monitor

Nos titres favoris : Too Old For My Tears, Don’t Have Me Back, Nothing Ever Seems Right

 

LA NOTE : 6.5/10

 

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Childhood à Paris - 25 octobre 2017
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