Entre énergie et passion: ROAM séduit la Mécanique Ondulatoire

Afin de présenter leur tout nouvel album, Great Heights & Nosedives, à leur public européen, le groupe ROAM s’est arrêté dans notre capitale et on y était.

La salle de la Mécanique Ondulatoire est connue pour accueillir de nombreuses groupes de la scène underground, pas encore très connus, pour plus d’intimité avec le public présent. En effet, le sous-sol peut seulement contenir un petit groupe de personnes mais l’atmosphère y est tout autant particulière de par le cachet que cela lui donne et parfaite pour les concerts de pop/punk comme celui-ci.

Le quintet avait annoncé leur première partie à la dernière minute et s’est révélée être en française. Le groupe Zomething a donc foulé la scène juste avant ROAM.

Les cinq garçons entrent enfin en scène. Costello, Alex, Matt, Sam et Miles sont un peu à l’étroit sur la petite scène de la Mécanique Ondulatoire mais arrivent quand même à maintenir un mouvement et un certain jeu de scène afin de motiver la foule dès l’intro. Ils entrent en matière avec leur tout dernier single, Alive, pour instantanément donner le ton au concert, qui s’annonce électrique et sans répit.

Jonglant entre Backbone et GHAN, l’équilibre semble parfait, performant les morceaux les plus rythmés de leur dernier LP et les singles incontournables de leur premier. On a le plaisir de découvrir leurs tout nouveaux arrangements, pour des chansons comme Flatline qui suscitait notre curiosité à l’écoute de l’album. Le groupe se débrouille à merveille malgré quelques soucis techniques, notamment au niveau du micro d’Alex Costello mais le public a su très vite l’aider en hurlant les paroles manquantes à pleins poumons. L’atmosphère est vraiment bonne enfant et fait plaisir à voir ; la relation qu’à le groupe avec son public est toute particulière et fait chaud au coeur, on voit que tout est fusionnel et est très bien rôdé. Les pogos et circle pits se multiplient malgré la quantité de personnes présentes, ce qui ne gêne absolument pas le groupe et donne tout ce qu’il a, même si la fameuse “tour sickness” les guettent.

Crédits photos : Bradley James Allen

Le seul moment doux du concert fût lors de leur interprétation de Tracks, extrait de Backbone. C’est le seul morceau calme et posé du set, mettant vraiment en valeur les voix des deux Alex. Leurs fans fûent extrêment réactifs, lumières éteintes, seulement des lumières de téléphone pour éclairer la salle ; un moment encore plus intimiste et vraiment appréciable pour un groupe de punk qui aime vraiment du bruit.

Le concert terminé, ils n’hésitent pas à remonter vers le bar pour prendre le temps de rencontrer et parler avec leurs fans avant de ranger leur matériel. Photos, autographes et discutions battent leur plein ; une dernière photo de groupe avant de monter dans leur van et rentrer à leur hôtel. ROAM est vraiment l’un des groupes les plus posés, agréables et accessibles de la scène pop/punk et c’est appréciable, pourvu que ça dure. On attend le retour des garçons à Paris avec impatience, on l’espère dans un futur proche mais vous pouvez toujours aller les voir à travers l’Europe et le Royaume-Uni jusqu’au 14 Décembre.

 

Setlist :

Alive

Left For Dead

Warning Sign

Guilty Melody

All The Same

Cabin Fever

Flatline

Deadweight

Scatterbrained

Tracks

The Rich Life Of A Poor Man

Hopeless Case

Playing Fiction

Head Rush

 

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