Biffy Clyro – Opposites

Biffy Clyro a levé le voile sur le sixième opus, Opposites, conforté par un succès certain.

 

Le groupe écossais Biffy Clyro

Le groupe écossais Biffy Clyro

 

Étonnante trajectoire que celle vécue par Biffy Clyro, groupe écossais qui a fait du post-hardcore une fondation musicale avant de trouver le sacre dans le rock alternatif. Disponible depuis le 4 février, le sixième album des Biffy Clyro a conforté les écossais dans cette trajectoire de course qui les place désormais comme un groupe majeur de la scène rock anglo-saxonne. Chronique.

 

biffy opposites

 

Intitulé Opposites, le sixième opus de Biffy Clyro devrait une réponse au succès manifeste d’Only Revolutions, dont on a retiré la majorité des titres phares de la formation écossaise (“Many of Horror”, “The Captain” ou l’excellent “Mountains”). Jouant habilement la carte des ‘opposés’, la bande de Simon Neil propose un rock alternatif tout en subtilité, un temps doux (“Opposites” est une splendide balade mélodieuse) ou plus nerveux (“Sounds Like Balloons” et son refrain entêtant rappellent l’énergie des Bloc Party croisée à la grinta rock de Biffy). A l’instar des tonitruants riffs placés au beau milieu de “Black Chandelier” ou “Modern Magic Formula”, Biffy Clyro manie la guitare et les cordes avec un style toujours plus affirmé, sans jamais perdre de vue la mélodie qui a fait leur succès (“The Jokes On Us”). La mécanique huilée de “Biblical” rappelle le virage plus ‘grand public’ que le groupe a opéré en 2007 alors que le nombre de fans (probablement dû à ces nombreuses tournées au côté de Muse) augmente sans cesse.

 

 

Critiqué pour sa longueur, Opposites compte 22 pistes, preuve d’une certaine audace. Plus de morceaux il y a, moins de tubes potentiels peuvent ressortir noyés dans , nous dit-on. Visiblement plus inspiré que ce poncif, Biffy Clyro a construit des titres peu ressemblants et surtout à l’architecture irrésistiblement efficace. Capable de passer au calme plat de “The Fog” à l’énergie rock de “Little Hospitals”, Biffy Clyro joue avec les décibels et s’amuse d’une large palette d’influences. A l’instar du final de “Trumpet or Tap”, “The Thaw” va jusqu’à montrer que la formation écossaise peut allier hymne libérateur et rock décomplexé, capable de concurrence ce que le punk post-hardcore peut proposer de mieux. Ce jeu d’oppositions, Biffy Clyro sait le manier avec plus de tact et d’intelligence, comme lorsqu’on passe d’un instrumental “The Sand at the Core of Our Bones” à l’électrique “Stingin’ Belle” ou sa suite directe, “Modern Magic Formula”. Bonne recette ou non, le groupe écossais ne peut laisser indifférent. Même si l’identité souffre d’un manque d’assiduité dû à la longueur de l’album, Biffy Clyro ne tombe pas dans le piège d’une galette informe accusant un rock universel qu’on oublierait très rapidement. Et comme souvent avec le studio chez les britanniques, c’est sur scène qu’il faudra les attendre au tournant. Des festivals tels que le Reading / Leeds ont déjà lancé les paris en plaçant les écossais tête d’affiche au côté d’Eminem, Fall Out Boy et System of a Down. Rien que ça !

 

 

Biffy Clyro en tournée :

 

  • 17 février à l’Ancienne Belgique (Bruxelles)
  • 6 mars à Paris (Batacan)
  • 4 juillet à Rock Werchter (Werchter)

 

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