The Chemical Brothers – Born In The Echoes

Cinq ans après leur dernier opus studio, le duo britannique revient dans les bacs avec Born In The Echoes. Mais que vaut-il ?

 

A l’heure où les ondes radio ne répondent qu’à une électro formatée et taillée pour le dancefloor, et que paradoxalement, d’autres artistes tentent de renouveler le genre – souvent dans un anonymat le plus total – les Chemical Brothers vont office de vieux dinosaures. Avec Born In The Echoes, dont le titre se veut volontairement éloquent, Tom Rowlands et Ed Simons sont une réponse à ceux qui prônent le “c’était mieux avant” en oubliant que certains pontes sont encore bien là.

 

Il ressort pourtant de Born In The Echoes une forme d’inachevé. L’album se veut être le parfait équilibre de tout ce qui fait le quintessence des Chemical Brothers. Outre les performances visuelles que l’on ne peut juger ici, cet opus studio s’écoute assez platement et s’oublie un peu trop facilement. A y regarder de plus près, il y a bien quelques éclairs de génie, comme ce single radio qu’est le génial Go où les Chemical convient le rappeur Q-Tip au featuring, ou encore ce Wide Open qui vient, avec Beck à la voix, refermer de la meilleure des manières un album qui manque pourtant cruellement de panache.

 

 

Born In The Echos démarre crescendo avec cette montée en puissance qu’est Sometimes I Feel So Deserted, premier extrait de cet album qui nous avait, faut bien l’avouer, mis l’eau à la bouche lorsqu’il annonçait le retour imminent des Brothers de l’électro anglaise dans les bacs. Après Go, c’est Under Neon Lights qui vient tout en contraste, mettre en lumière la sensualité exacerbée d’Annie Clark (St. Vincent). Certaines collaborations – comme celles d’Ali Love sur EML Ritual sont dispensables tant les sonorités et jeux de rythmes se suffisent à eux-mêmes – quand d’autres morceaux comme Reflexion déroutent, malgré un début de piste intéressant. Capable de passer de la cacophonie sans grand intérêt (I’ll See You There) aux ambiances lunaires (la sacrément perchée Taste of Honey), Born In The Echoes ne ressemble pas au 8e opus studio qui fera date dans la discographie des deux anglais. Restent le live, où ils demeurent indéniablement des artisans du beau et du bon.

Tracklisting :

01 Sometimes I Feel So Deserted
02 Go [ft. Q-Tip]
03 Under Neon Lights [ft. St. Vincent]
04 EML Ritual [ft. Ali Love]
05 I’ll See You There
06 Just Bang
07 Reflexion
08 Taste Of Honey
09 Born In The Echoes [ft. Cate Le Bon]
10 Radiate
11 Wide Open [ft. Beck]

 

Nos morceaux favoris : Wide Open, Go, Taste of Honey

 

LA NOTE : 6 / 10

 

Concerts liés à cet article
 
Cate Le Bon à Paris - 21 novembre 2019
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