Henri Herbert – Wired (EP)

L’excellent pianiste anglais, ex-membre de The Jim Jones Revue, se lance en solo avec un premier EP brillant.

 

The Jim Jones Revue n’est plus. Alléluia ! Alors que Jim Jones est parti vers de nouveaux horizons avec son projet The Righteous Mind, le pianiste du groupe de rock angais, Henri Herbert a cru que cela sonnait comme le moment idéal pour se lancer en solo. Bien lui en a pris ! Flanqué de Nick Jones (batteur des Jim Jones Revue) et Tim Purkess à la basse, le jeune pianiste de 30 ans nous invite à découvrir sa musique teintée d’influences diverses au travers d’un EP composé de cinq titres.

 

Avec Wired, Henri Herbert réconcilie rock boogie, piano bar et jazz supplanté de blues ricain. Pocket Venus, titre qui ouvre l’EP, est un numéro rockabilly où les fantômes d’Elvis Presley et Jerry Lee Lewis semblent se dandiner sur une rythmique que l’on a l’impression d’avoir entendu il y a quelques décennies. Depuis, on croyait le genre mort ou condamné à ne servir que de décors dans des bars sales et peuplés d’irréductibles aficionados. Jusqu’à ce que Henri Herbert, amoureux du genre, le ressuscite avec un amour certain pour le bon goût. “Let’s boogie”, nous dit-il. Avec plaisir.

 

 

Pourtant, You’re Leaving Me représentera une rupture en guise de transition. Seul à son piano, l’Anglais à la voix grave et sensuelle met en musique un titre poignant sur l’amour déchu. C’est foutrement simple et efficace. Avec Fallen Star, conte sur une star has been qui tente de se relancer (il évoque l’ex-catcheur acteur Mickey Rourke et l’écrivain Errol Flynn), Herbert étale ses talents de songwriter. Son piano tirant vers l’ambiance de saloon et sa batterie jazzy feront briller la suite de ce voyage dans l’Amérique profonde.

 

Avec Gumshoe, titre qu’Henri Herbert présentait chez nous en exclusivité, le chanteur-songwriter-musicien nous sert une rythmique dansante sur des paroles inspirées par l’auteur de polar américain Raymond Chandler. Jubilatoire. L’EP se referme aussi rapidement qu’il s’est ouvert avec I Don’t Know Where I’ve Gone, deuxième ballade entêtante qui laisse la porte grande ouverte à Herbert pour un horizon des plus radieux. On en redemande !

 

 

Tracklisting

Pocket Venus

You’re Leaving Me

Fallen Star

Gumshoe

I Don’t Know Where I’ve Gone

LA NOTE : 9 / 10

 

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