Florence & The Machine, reine et prêtresse à son zénith

Chaleureuse et généreuse à souhait, Florence & The Machine permet à 2015 de finir sur la meilleure note possible.

Tout était réuni pour la soirée parfaite. On savait d’instinct qu’il allait être forcément spécial ce concert, un mois et demi à peine après les attentats du 13 novembre. Florence Welch, qui était à Sydney lors du drame, avait été profondément marquée par la tuerie, et savait elle aussi que ce concert unique en France à trois jours de Noël allait rester graver dans son How Big Tour.

En plus de le rendre spécial, Florence et sa Machine ont livré un concert tout simplement exceptionnel. Avant de commencer le show, on avait déjà oublié que Palma Violets s’était hélas posé comme une incohérence de casting, non pas parce que les quatre Anglais n’ont pas fait les choses correctement, mais parce qu’ils n’étaient pas dans les meilleures conditions (public néophyte, trop grande salle) pour livrer un set parfait en l’espace de 25 minutes. On retiendra néanmoins les efficaces England Tongue, le tube-maison Best of Friends, le finish Last Christmas on Planet Earth ou encore l’énergie de l’infatigable Alexander “Chilli” Jesson.

21h. Arrivée sur scène par le pit qui sépare cette dernière de la foule, Florence Welch distribue quelques couronnes de fleurs sous les vivas généreux d’un public que l’on sent déjà acquis à sa cause. Le Zénith, plein à craquer, fait du bruit pour sa reine, laquelle démarre de manière solaire par le crescendo What The Water Gave Me. Le ton est donné alors que Florence esquisse ses premiers sprints sur scène. Embrayant par Ship To Wreck, c’est un Zénith qui se met à danser puis à chanter à l’unisson avec Rabbit Heart tandis que Florence s’offre son premier bain de foule.

Florence + The Machine au Zénith de Paris le 22 décembre 2015 45 copie

Florence + The Machine au Zénith de Paris le 22 décembre 2015 35 copie

Le temps semble s’être arrêté au contact de la chanteuse, charismatique à souhait. Les yeux rivés vers la prêtresse, cette dernière prône l’amour (You’ve Got The Love), le rêve (How Big, How Blue, How Beautiful) et surtout l’espoir. « Nos coeurs sont avec vous ces dernières semaines », avoue sobrement Florence. Mais l’hommage, les yeux gonflés… ce n’est pas pour tout de suite. Florence a prévu de nous faire vibrer, danser, unis dans cette même ambiance de fête, cette chaleur. Les tubes Shake It Out, Cosmic Love et l’immanquable Dog Days Are Over feront écho à l’efficacité des titres du troisième et dernier album du groupe britannique, du hit What Kind of Man en passant par Long & Lost et bien sûr Queen of Peace.

En guise de rappel, plutôt que de jouer Mother et Drumming Song – on notera qu’il manque donc des Heartlines ou Sweet Nothing – Florence Welch a décidé de jouer la carte cover, reprenant d’abord All You Need Is Love, des Beatles, et ensuite I Love You All The Time, titre originel d’Eagles of Death Metal pour lequel Florence + The Machine a fait appel sur scène aux Maccabees. Un moment à la fois émouvant et heureux, fédérateur et enivrant. A l’image du show livré, sans doute.

NOS PHOTOS DE FLORENCE + THE MACHINE AU ZENITH DE PARIS

Setlist :

What the Water Gave Me

Ship to Wreck

Bird Song Intro

Rabbit Heart (Raise It Up)

Third Eye

Delilah

You’ve Got the Love (The Source cover)

How Big, How Blue, How Beautiful

Shake It Out

Cosmic Love

Long & Lost

Queen of Peace

What Kind of Man

Spectrum

Dog Days Are Over

——

All You Need is Love (The Beatles cover)

I Love You All the Time (Eagles of Death Metal cover) (with The Maccabees)

1 Comment
  • Lucinda
    Posted at 22:44h, 23 décembre Répondre

    La “carte cover.”, le “pit”.. Bon dieu mais vous ne pouvez pas écrire “reprise” comme tout le monde ?
    Si j’ai comme vous apprécié également ce concert, en revanche votre critique manque cruellement de subtilité. Florence + The Machine, ça n’est pas seulement un groupe qui “rend hommage” ou alors reprend en final le tube d’un supergroupe médiocre glorifié à tort par des attentats.
    Florence + the Machine, c’est bien plus que cela. Florence Welch, c’est une jeune femme férue de poésie et d’art, passionnée de peinture britannique et par les préraphaélites. C’est quelqu’un qui sait tenir des notes très haut, à la voix mélodieuse qu’elle sait poser, puissante, éclatante, au chant à la limite du lyrique ou de l’opéra.
    Mais c’est trop demander au spectateur lambda ou au public français…
    Et c’est pourquoi je suis en profond désaccord lorsque vous affirmez que le public reprend en coeur ses mélodies. A part les plus grands tubes (et encore, j’ai été très surprise de voir que de nombreuses personnes semblaient n’avoir jamais entendu What Kind of Man), la plupart des gens dans la salle du Zénith connaissaient peu ou prou les nouvelles compositions de Flo.

    Bel exemple de spectateurs qui se prétendent mélomanes ou fans sans vraiment s’intéresser à l’artiste qu’ils vont voir sur scène.

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