Temples divins à l’Elysée Montmartre

Fort d’un deuxième opus symptomatique de son talent, Temples s’est rendu au coeur de la capitale, à l’Elysée Montmartre afin de livrer bataille. Glorieusement.

Ça ressemble à du Tame Impala” peut-on entendre à nos côtés. En vérité, Temples a usé de leur retour, signe Volcano, pour assumer une identité propre. Un psychédélique impalaesque, certes, mais aussi sans doute une pop plus prononcée. Il est 21h00 pile, le plancher vibre brusquement. Les quatre dandies entrent en scène et détiennent déjà les premières notes d’All Join In. Vaporeux, ce premier titre ne scelle pas pour autant ses musiciens dans un trip planant et caricaturé. Les guitares détonent et le son explose soudainement. Guard à vos tympans, Temples poussent les curseurs à fond. Et ce n’est pas pour déplaire les puristes des concerts. C’est bien là le véritable atout du groupe, proposer un set puissant et unique, tout en gardant fièrement les pieds sur Terre. Et les notes justes.

En 1h30 de set, Temples aura eu l’occasion d’accomplir certains voeux. Si ce n’est les pépites scintillantes (I Wanna Be Your) Mirror et Mystery of Pop qui comblent un public en semi-transe, le groupe défait la foule grâce à ses origines. En effet, ce sont les plus anciens morceaux, presque -on peut le dire- devenus cultes dans le milieux, qui suscitent la furie la plus brûlante. En offrant des l’entrée Colours To Life, Temples ouvre grands ses portants. Toujours énorme, jamais grandiloquent, la formation souligne ses inspirations rock avec Roman Godlike Man. On a face à nous un groupe multi-taches, plus né des aisances évacuées des Beatles que des expérimentations de Pink Floyd. Reste que Temples se permet aussi l’évasion du genre, de temps à autre, en proposant des outros taillées dans de l’or (les géniales Move With the Season et Mesmerise).

Le dernier effort n’est pas pour autant dominé. Volcano réserve également ses jolies trouvailles. Alors qu’on pouvait regretter un aspect un peu “lisse” du master studio, le rendu live convainc davantage. Ainsi, Certainty restera le coup d’éclat de la soirée. Fédérateur et scintillant, le single surprend totalement et soulève le public. Des classiques Sun Structures et Keep in the Dark en voguant vers les nouveautés How Would You Like to Go et Open Air, une sorte de cohérence embrasse alors le spectacle.

La communion débouchera vers une véritable profession de foi avec le faux final Strange Or to Be Forgotten. Le morceau semble particulièrement apprécié par les fans. Temples n’en sera que très reconnaissant en revenant sur scène pour un ultime dyptique. Avec leur titre fondateur Shelter Song, le groupe tire sa révérence de la manière la plus magistrale possible. Quitte à en décevoir certains, qui auraient bien aimé un The Guesser, ou la pépite Oh the Saviour. Malgré tout, la générosité de Temples et son potentiel scénique auront primé ce soir… voir même épuisé. Car oui, il faut le préciser, le son aura été un poil trop fort (et pourtant, on a l’habitude…). La faute au groupe ou à la régie son, mystère. Après tout, Il n’y a pas d’étincelles sans feu.

Retrouvez toutes les photos du concert de Temples à l’Elysée Montmartre ici !


 

Setlist – Temples @Elysée Montmartre 

All Join In

Colours to Life

Roman Godlike Man

Sun Structures

Certainty

(I Want To Be Your) Mirror

Keep In The Dark

Move With the Season

Mystery of Pop

How Would You Like to Go ?

Open Air

Mesmerise

Strange or to be Forgotten

A Question Isn’t Answered

Shelter Song

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