Le Main Square Festival met à l’honneur le rock british!

Si le Main Square ne semble avoir ni la taille ni l’ampleur des Eurockéennes de Belfort ou du Rock en Seine de Saint-Cloud, il n’empêche que le festival du nord ne manque pas de programmer des artistes aussi originaux qu’éclectiques pour séduire le plus grand nombre. Et cette année n’a pas échappé à la règle puisqu’après Radiohead et Biffy Clyro entre autres l’an passé, le rock britannique a eu droit à une belle journée ce samedi 7 juillet grâce à de délicieuses têtes d’affiche tout droit venues des terres d’Albion. Récit…

COURTEENERS

L’après-midi débute à l’ombre de la Citadelle sous un soleil encore timide mais déjà caniculaire. Notre premier rendez-vous est pris à 15h30 avec les pétulants Courteeners qui foulent pour la première fois de leur carrière la scène d’un festival français (il était temps!). Toujours aussi impeccables, les Mancuniens délivrent un set étonnamment calibré pour leurs fans assidus (au nombre de cinq maximum et disséminés parmi une foule compacte de fans de Depeche Mode) puisqu’ils offriront des versions live de morceaux qui se sont faits rares sur leur dernière tournée tels que The Opener, Summer ou encore Lose Control. Les gentlemen ne déméritent pourtant pas pendant l’heure de performance qui leur est accordée et malgré une ambiance si molle et glaciale qu’elle en est presque scandaleuse. Le frontman Liam Fray peine à faire bouger le moindre centimètre carré de foule et semble perdre bien vite espoir face à tant d’indifférence… Dans tous les cas ce premier set de la journée, délivré contre vents et marées, se fait rafraîchissant, fort réjouissant et des plus agréables!

 

WOLF ALICE

Il aurait fallu y mettre sacrément du sien pour ne pas voir Wolf Alice sur scène cet été tant le quatuor semble être programmé absolument partout. Les Londoniens prennent possession de la Main Stage aux alentours de 17h soit en plein milieu de la qualification en demi-finale de leur pays d’origine pour la Coupe du Monde de foot, qualification encore incertaine durant tout leur concert et qui nous fait un tant soit peu flipper car Liam Gallagher pourrait ne pas se pointer comme prévu un peu plus tard dans la soirée si jamais les Anglais repartaient bredouille… Néanmoins Wolf Alice ne manquent pas de soutenir leur équipe puisque la batterie arbore un étendard “it’s coming home”, faisant référence à ladite coupe. Et cette fois-ci l’ambiance frisquette du public sied plutôt bien à la cold wave mâtinée de touches indie distillée par la bande à Ellie Rowsell. Un set un brin répétitif malgré quelques bons morceaux bien sentis comme You’re A Gem, Sadboy ou Fluffy. Un début de soirée ma foi sympathique!

 

Petite évasion le temps du set des BB Brunes peu après et toujours sur la Main Stage qui nous a rassuré quant au souffle de vie qui émane du public. Les Parisiens ont littéralement mis le feu grâce à leurs compositions éclatantes et gracieuses. Un excellent moment live qui nous prouve que la pop-rock française, longtemps portée disparue, est désormais entre de bonnes mains!

 

LIAM GALLAGHER

La tête d’affiche qui nous avait bien tapés dans l’œil à l’annonce de la programmation de cette édition 2018 n’était autre que notre Mancunien bougon préféré Liam Gallagher! Et si le set délivré fut tout aussi parfaitement mené que diablement jouissif pour les connaisseurs, la foule peine quant à elle à se dérider. Quel dommage de rester de marbre devant une prestation menée tambours battants par un Liam toujours aussi professionnel qui enchaîne les tubes d’Oasis (rien de moins que Rock’n’Roll Star, Morning Glory, Supersonic, Wonderwall, Whatever, Cigarettes & Alcohol et un final sublimissime sur Live Forever!) tout en injectant des compositions de son désormais incontournable premier album en solo As You Were (les imparables Wall Of Glass et Greedy Soul et les vaporeuses Bold, For What It’s Worth et I’ve All I Need). On appréciera forcément le côté madeleine de Proust à l’écoute de la version live de Listen Up qui aura ravi les plus pointus d’entre nous et que Liam, s’il a pour habitude depuis peu de la jouer, n’a pas rechigné à l’offrir également au format festival sans se préoccuper du manque de réaction de la majorité d’une audience qui visiblement n’aime pas la musique de qualité. Dans tous les cas, le plus jeune de la fratrie Gallagher nous a, comme toujours, fait prendre notre pied…jusqu’à la prochaine fois!

 

DEPECHE MODE

Les festivals français semblent s’être donné le mot tant Depeche Mode apparaîent sur deux bons tiers des affiches de cette saison estivale. Et les fans sont au rendez-vous! En effet, non seulement ce samedi 7 juillet est sold out depuis des semaines mais les plus courageux de leur communauté de dévoués font le pied de grue depuis les premières lumières de l’aube pour espérer attester du triomphe de leurs idoles sur la scène principale du Main Square Festival. Et ça n’est pas quarante ans de carrière qui ont fatigué ces véritables icônes de la scène rock britannique de la dernière décennie. Evidemment le trio a porté à ébullition un public déjà conquis grâce à aux performances singulièrement réussies de It’s No Good, Personal Jesus ou encore la très dansante World In My Eyes qui a donné à la Citadelle des allures de club branché 80s. On appréciera aussi le final clin d’œil sur un de leurs premiers singles et désormais tube interplanétaire Just Can’t Get Enough. Dave Gahan et ses comparses ne semblent pas avoir pris une ride, et leur savant mélange de new wave et d’électro qui a clôturé la journée non plus!

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