Slaves

Slaves a semé le chaos au Trabendo

Pas besoin d’être nombreux pour être efficace ! Les deux compères de Slaves ont réussi à retourner le Trabendo à eux seuls. Retour sur une soirée déjante, teintée de rock puissant.

En première partie, Hotel Lux revient à Paris pour rappeler l’émergence du style pub rock outre-manche. Le groupe, que nous avions déjà découvert en première partie de Shame, envoie ses titres au public parisien mitigé. Certes le rapprochement est facile entre les deux groupes, le style étant très proche. Cependant, le public venu voir un groupe de punk bien déchaîné ressort relativement déçu d’une première partie un poil dans le cliché britannique. Chemises à carreaux, pulls en laine et nonchalance extrême n’ont pas convaincu à 100%… Laurie (de Slaves) viendra d’ailleurs dans le fond de la salle voir la fin du set de Hotel Lux en toute discrétion, traversant le public, sans que personne ne le remarque !

 

Slaves entre en scène aux alentours de 21h, brillamment accompagné du légendaire titre phare des années 90 We Like To Party de Vengaboys. Après cette intermède très remarqué, les deux rockeurs dans l’âme commencent un set enflammé. Sockets, titre tiré du premier album encensé de Slaves, lance les hostilités. Le groupe enchaîne alors leurs plus gros succès, essoufflant un public bouillonnant. Les pauses se font rares, et pourtant le groupe assure une magnifique communion avec son public. Des échanges constants, un show parfaitement exécuté, Slaves donne tout sur scène pour convaincre. Et c’est largement réussi !

 

Le groupe délivre un set méticuleusement préparé, mêlant le meilleur des trois albums du groupe. On notera particulièrement Fuck The Hi-Hat qui a fait des ravages, autant sur scène que dans le public. Démarre alors une série de slams et de sauts déchaînés dans la salle. Sur scènes, Laurie et Isaac trouvent les enceintes de chaque côté de la scène pour grimper et faire monter l’énergie débordante de la salle. Les nouveaux morceaux tels que Magnolia, The Lives They Wish They Had et Chokehold sont très bien accueillis. Respect d’ailleurs aux trois potes du fond de la salle qui ont effectué la chorégraphie de Cut and Run, affublés de leur plus beaux bandeaux.

 

Salves continue dans sa lignée avec l’ensemble de leurs morceaux phares. Comme avec Cheer Up London, Sugar Coated Bitter Truth et The Hunter qui vient finir en beauté cette heure de folie. Ainsi, le public venu en masse au Trabendo ressort essoufflé et le sourire au lèvre de ce magnifique live.

Les photos de Hotel Lux et Slaves sont disponibles juste ici.

Concerts Shame
 
Shame à Paris - 14 décembre 2018
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