GRACEY – Imposter Syndrome (EP)

Petite pépite de la scène pop, la songwriter GRACEY sort son premier EP du haut de ses 21 ans. Le résultat est impressionnant.

Difficile de se faire une place dans la pop music, où la concurrence est rude, et où l’originalité (cette petite touche qui fera la différence) tend à rimer avec rareté. A première vue, GRACEY ne devrait pas faire office d’exception. Pourtant, il y a un quelque chose chez cette jeune chanteuse de 21 ans qui pourrait bien la différence.

Pas étonnant qu’Alan Sampson (Zayn, Don Broco, Rita Ora) l’ait prise sous son aile, ou que Polydor sorte aujourd’hui son premier EP, Imposter Syndrome. On y retrouve, dès l’ouverture, son premier single crève-coeur, le très réussi Different Things – qu’elle déclinera plus tard dans une version stripped au piano où elle charme avec ses envolées vocales.

Dans Imposter Syndrome, GRACEY évoque ses anxiétés, pose sur des rythmes parfaitement bien calibrés, des lyrics personnelles. Jusqu’ici, la jeune femme s’était contentée de vivre dans l’ombre. A 16 ans, elle était repérée par Xenomania (la maison dont les songwriters écrivent pour Kylie Minogue, Pet Shop Boys ou Cher) et elle se met à écrire pour d’autres (le tube By My Side de Jonas Blue, c’est elle). Alors pourquoi changer et partir en solo ? “C’était plus dans le fait d’attendre d’avoir quelque chose à dire”, confie la jeune native de Brighton.

Du haut de ses 21 ans, la voici avec son premier EP. Tout est allé très vite pour celle que certains osent qualifier de future princesse de la pop. Il y a de quoi, avec ce timbre entre Jessie J et Marina Diamandis (Fingers l’illustre bien. Elle a pour reine suprême une certaine Sia, mais en aucun cas elle ne cherche à la copier.

Versant plus dans l’alt-pop que le r’n’b, Grace Barker dépeint ses premières fois au détour de compositions intimistes (Easy For You), tout en s’interrogeant sur sa véritable place dans le monde. D’où le “Imposter Syndrome” à qui elle donne corps pour en faire le titre d’un premier essai charmant et bourré de promesses.

No Comments

Post A Comment