sabotage

Black Sabbath – Sabotage (2021 Remaster)

Eté 75. Black Sabbath délivrent leur sixième album studio dont l’enregistrement fut nimbé d’une atmosphère pesante. Le groupe a congédié leur manager Patrick Meehan et l’ont mauvaise, très mauvaise. Contre vents, marées et injonctions juridiques, le quatuor chevelu va pourtant produire une de ses meilleure galettes, si ce n’est la meilleure. Sabotage. La pochette est moche mais qu’importe, les critiques seront positives, le classement dans les charts pas mauvais et la tournée nord-américaine qui s’en suivra culte. Led Zeppelin avaient sorti leur grandiose Physical Graffiti quelques mois auparavant, The Who viennent de donner naissance à Tommy et Queen se sont mis au vert pour peaufiner le mythique A Night At The Opera. L’ambiance est extatique.

Eté 2021. Sabotage repointe le bout de son nez dans une édition deluxe des plus classieuses en CD et vinyle. Au programme: l’album original entièrement remasterisé, un live capté lors de la tournée susdite, des fac-similés (réplique du livret du concert au Madison Square Garden, affiche) et un livre d’illustrations. L’occasion de se (re)plonger dans cette œuvre foisonnante, étourdissante et, à bien des égards, novatrice.

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Hole in the sky, gateway to Heaven

Beaucoup d’encre a déjà coulé pour décrire et chroniquer Sabotage (à sa sortie comme dans chaque liste des albums heavy metal incontournables digne de ce nom). Que dire de plus, 46 ans après?

Déjà, que la remasterisation effectuée est vivifiante. Fontaine de jouvence, lifting, puits de Lazare ou autre, Sabotage se redécouvre dans des conditions optimales et avec un plaisir non dissimulé.

Ensuite (et parce que ressortir des évidences est ici inévitable), que les vocaux d’Ozzy Osbourne sont hypnotiques, le jeu de Tommy Iommi incendiaire et les arrangements orchestraux aussi surprenants que sensationnels. Sabotage c’est aussi le talent incontestable de Black Sabbath pour infuser leur compositions de mélodies imparables, d’expérimentations maîtrisées, de textures rugueuses et atmosphériques. La captation live est, quant à elle, monstrueuse. Certaines versions frôlent le quart d’heure (l’azimutée et fascinante Megalomania aux multiples facettes), les solos galopent, Ozzy plane et le public aussi.

Enfin, que bien des groupes doivent une fière chandelle aux sonorités opulentes et irrésistibles écrites par les diablotins de Birmingham (Arctic Monkeys, Royal Blood, Rival Sons, Greta Van Fleet,…). Et rien que pour ça, respect éternel. La messe païenne est dite.

Tracklist

  • Hole In The Sky
  • Don’t Start (Too Late)
  • Symptom Of The Universe
  • Megalomania
  • Thrill Of It All
  • Supertzar
  • Am I Going Insane (Radio)
  • The Writ

*Live North American Tour ’75*

  • Supertzar/Killing Yourself To Live
  • Hole In The Sky
  • Snowblind
  • Symptom Of The Universe
  • War Pigs
  • Megalomania
  • Sabbra Cadabra
  • Jam
  • Supernaut
  • Iron Man
  • Guitar Solo (inclus extraits de Orchid et Rock’n’Roll Doctor)
  • Black Sabbath
  • Spiral Architect
  • Embryo/Children of the Grave
  • Paranoid

*Bonus*

  • Am I Going Insane (Radio) (1975 single edit)
  • Hole In The Sky (1975 single edit)

LA NOTE DE LA REDACTRICE: 9/10

Ses morceaux favoris: Hole In The Sky, Megalomania, The Thrill Of It All

Les autres notes :
Fabien : 8/10. Est noté ici plus l’oeuvre que le remastering qui n’est pas si éloigné de celui de… 2009.

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