Creeper – American Noir

American Noir, le nouvel EP de Creeper est un épilogue satisfaisant à leur second album, Sex, Death & the Infinite Void.

American Noir, le nouvel EP du groupe de Southampton, Creeper, sort le 30 juillet prochain. Ils avaient sorti leur premier album punk-rock, Eternity in Your Arms en 2017. Habitués de la théâtralité, le groupe de Will Gould avait d’abord annoncé sa séparation en 2018 sur la scène du KOKO à Londres, laissant leurs fans en larmes. Un spectacle qui rappelle la mort du Ziggy Stardust de Bowie.

Mais Creeper aime le spectacle et est toujours prêt à nous surprendre. Suite à ce concert, la santé mentale du groupe était au plus bas. Ian Miles, le guitariste, a dû être hospitalisé. Will Gould, le chanteur, épuisé et en plein burn-out, a décidé de se rendre à Los Angeles seul pour enregistrer le second album. Sa vie personnelle étant en train de s’écrouler, il a mis toute son énergie dans cet album. Repartir à zéro. Il a décidé de s’éloigner du punk-rock pour se rapprocher du glam rock. L’album, comme un opéra, raconte une histoire d’amour, d’amitié, et la vie d’un anglais à Los Angeles. L’histoire d’un amour maudit qui se termine par un meurtre, celui de Roe.

American Noir a été enregistré au même moment. Il s’agit d’un épilogue à ce second album. Un requiem pour Roe, qui raconte l’histoire des jours suivants sa mort. Il s’ouvre donc sur un monologue qui se termine sur un coup de feu.

Très court — 8 pistes, 11 minutes 17 au total, avec intro, interlude et outro — American Noir sonne comme la fin d’une époque. La fin de Roe, personnage tué dans l’album précédent. La fin de la formation initiale, suite au départ du batteur Dan Bratton, annoncée sur les réseaux sociaux sans explication. Peut-être la fin de leur période glam rock également ?

Cet EP rend hommage aux plus grands. Construit comme la suite de cet opéra rock, on visualise l’EP, qui pourrait être la BO parfaite d’un film des années 80 ou d’une adaptation vampirique de Roméo & Juliette. Il s’ouvre dans la violence, sur un coup de feu. S’en suivent des solos de guitare, vite remplacés par le violon. Pour finir dans la douceur avec la voix d’Hannah Greenwood. On perçoit les influences de David Bowie, Queen ou encore The Rocky Horror Picture Show sur Midnight et America at Night. Le refrain énergique de la quatrième piste, Ghosts over Cavalry, rappelle directement le tube de 1986 de Bonnie Tyler, I need a Hero. Will Gould invite les marginaux à le rejoindre One of Us. Mais l’album se termine par la voix d’Hannah Greenwood sur un magnifique Damned and Doomed qui ferait pâlir d’envie Lana Del Rey.

Dans l’ensemble, c’est un très bon EP, qui conclut parfaitement l’histoire de Sex, Death & the Infinite Void. L’idéal est d’écouter les deux à la suite, au risque d’avoir un goût d’inachevé. On a hâte de voir ce qu’ils vont faire ensuite !

TRACKLIST :

Midnight Militia

Midnight

America at Night

Ghosts over Cavalry

The Drowning Room

One of Us

Damned and Doomed

Frozen Night

LA NOTE DE LA RÉDACTRICE : 6/10

Ses morceaux favoris : Midnight, America at Night, Damned and Doomed

Les autres notes :
Fabien : 6/10. Très intéressant dans son style.

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