Sting – The Bridge

Quinzième album pour Gordon Matthew Thomas Sumner.

Nous l’avions quitté en mars 2021 avec Duos, au casting XXL. Juste avant, My Songs s’était prêté au jeu des reprises. Et si l’on poursuit cet historique, 44/876 était quant à lui une parenthèse reggae. Le dernier véritable album « pop rock » de Sting est donc 57th & 9th : nous avions donc grande hâte de retrouver l’ancien frontman de The Police dans son style musical favori, et dans lequel il excelle depuis bien des années. Place à l’écoute de The Bridge, et ses 13 titres pour un total de 45 minutes.

Ce nouveau chapitre de la carrière de ce grand monsieur s’ouvre avec les deux singles, à savoir Rushing Water et If It’s Love. Dès les premières instants, cette voix reconnaissable parmi des milliers est pleinement au rendez-vous, et pour notre plus grand plaisir ! On remarque que l’anglais est bien revenu dans une ambiance qu’il maîtrise parfaitement, entouré de musiciens triés sur le volet comme toujours. Bien que l’album fut écrit en pleine pandémie, cette ouverture nous offre un dynamisme plus que pertinent.

The Book of Numbers vient alors faire redescendre la température, pour laisser place à Loving You et sa boîte à rythmes démontrant la perpétuelle envie de l’artiste de croiser sa musique avec les tendances actuelles. Les sujets des morceaux sont assez variés, puisque l’écriture fut faite « dans une année de pandémie mondiale, de perte personnelle, de séparation, de perturbation, de verrouillage et de troubles sociaux et politiques extraordinaires. » Par la suite, Harmony Road et ses airs d’Englishman in New York saura nous faire un bel effet…

Accompagné d’une guitare acoustique envoûtante, For Her Love apporte de sa douceur avec une nouvelle fois des chœurs bien pensés. Avec The Hills on the Border est alors démontré que l’Angleterre natale n’est jamais très loin, nous offrant un véritable voyage par la simple écoute. Le refrain de Captain Bateman ne peut par la suite qu’attirer notre attention, tant celui-ci est terriblement prenant. A contrario de The Bells of St. Thomas, qui nous laisse un peu muets par ce fond sonore brouillon.

Le titre éponyme de ce nouvel effort fait alors son apparition, laissant pleinement la place à cette voix si particulière dont on ne se lassera finalement jamais, non ? Waters of Tyne s’inscrit ensuite dans cette lignée, avec une nouvelle fois encore la guitare acoustique qui habille de bien belles paroles : « Et le navire de mon cœur est emporté vers la mer ». L’arrivée soudaine de Captain Bateman’s Basement surprend dans la suite de cette écoute, mais offre une cassure intéressante et une variation dans l’album.

Cette nouvelle page se ferme avec une reprise : (Sittin’ On) The Dock of the Bay, du grand Otis Redding. Autant dire que cette version est une bien belle réussite, avec toute la patte de l’originaire de Wallsend qui a véritablement bien fait de s’offrir ce petit plaisir qui il en va de soi en est un bien grand pour nous aussi. Avec The Bridge, Sting signe son grand retour « pop rock » et prouve qu’il est encore et toujours aussi piquant. Plus qu’une envie : découvrir ses nouveaux titres sur les routes, en 2022.

TRACKLIST

Rushing Water
If It’s Love
The Book of Numbers
Loving You
Harmony Road
For Her Love
The Hills on the Border
Captain Bateman
The Bells of St. Thomas
The Bridge
Waters of Tyne
Captain Bateman’s Basement
(Sittin’ On) The Dock of the Bay


LA NOTE DU RÉDACTEUR : 6,5/10

Ses morceaux préférés : Rushing Water, Captain Bateman’s Basement, (Sittin’ On) The Dock of the Bay

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