Pitchfork Avant-Garde : H. Hawkline, Kamal. et Yard Act pour le deuxième soir du festival

Du 16 au 22 novembre 2021 se tenait l’édition parisienne du Pitchfork Music Festival et son lot de concerts. On a assisté à la soirée avant-garde du samedi, où il a fallu faire quelques choix tant il y eut d’artistes à voir et à découvrir, mais on vous parle de ceux qu’on a vus !

H. Hawkline

H Hawkline – Pitchfork Paris 2021

Au Supersonic Records, H. Hawkline débute la soirée, accompagné de ses musiciens. À six, dont deux claviers, une batterie et un saxophone, ils sont à l’étroit sur ce petit bout de scène, mais au fur et à mesure de la soirée, H. Hawkline gagne en confiance et communique avec le public. Le gallois, par son style nonchalant mais sophistiqué et sa voix, peut nous faire penser au Johnny Borrell des débuts, à la période de gloire de Razorlight. Il se bat contre des problèmes techniques qu’il est apparemment le seul à entendre et qui le déconcentrent pendant un moment, mais il continue. Pendant une quarantaine de minutes, il nous transporte dans son monde. L’artiste, qui a déjà quatre albums à son actif, fascine le public d’abord timide du Pitchfork Avant-Garde, mais qui tombe rapidement sous le charme de son univers.

Kamal.

Kamal. – Pitchfork Paris 2021

Tout juste âgé de 18ans, Kamal. arrive timidement sur la scène du Pop-Up et entame la soirée par son hit homebody. La pression retombe pour lui au moment où la salle chante le refrain en choeur. Grand moment d’émotion. L’ambiance est calme et intimiste, parfaite pour profiter de sa voix si juste pour son âge. La salle est pleine et les gens se pressent jusqu’au bord de la scène pour admirer Kamal. et saisir toute l’importance de ses paroles. Ses textes sont poignants et il est facile de s’identifier. Le concert passe à une vitesse incroyable, on en redemande encore !

Yard Act

Yard Act – Pitchfork Paris 2021

Le headliner de la soirée, tout le monde est venu pour les voir, et bien que le Supersonic Records soit plutôt grand pour un disquaire, en tant que salle de concert on s’y retrouve vite à l’étroit et la salle est bondée. Il y a des fans qui semblent les suivre depuis bien longtemps déjà, alors que leur premier morceau est sorti en mars 2020, et que la formation actuelle n’existe que depuis 2021. Ça parle espagnol, ça parle anglais, ça parle français, mais tout le monde a hâte de les écouter. Après H. Hawkline, il faut faire le changement de scène, et il y a pas mal de choses à mettre en place. Avec quelques minutes de retard sur le programme, le groupe monte sur scène et met tout le monde dans l’ambiance. Avec leur style post-punk indémodable, le public ne met pas longtemps à se mettre à danser, on tenterait presque un pogo. Le chanteur communique énormément avec le public, en anglais ou dans un français approximatif. En concert au Metronum la veille, le groupe essaie de voir si Paris peut faire mieux que Toulouse ou bien veut perdre (= to lose…). Paris gagne, évidemment. Avec son trench et ses lunettes, on se demande comment James Smith fait, entre la chaleur et la buée, mais il assure, donne des coups de pieds dans l’air, agite le pied de son micro dans tous les sens… On a presque peur que le pauvre bassiste se prenne un coup — pour rappel, la scène est plutôt petite. Ils jouent la plupart de leurs chansons sorties — The Overload, Land of the Blind, Dark Days, Peanuts — ainsi que Payday, dernier single extrait de leur premier album à venir en janvier et joué pour la première fois en live au Pitchfork. Ils invitent même Katy J Pearson, qui sort de scène en courant pour aller jouer au Supersonic où elle est attendue. Le groupe termine sur Land of the Blind, où le chanteur décide alors de nous faire un tour de magie. Il demande une pièce dans le public, qu’on lui donne tout de suite et se lance alors dans une démonstration des actions gouvernementales (britanniques, mais pas que) et disparaît de scène avec la pièce pendant que le reste du groupe reprend la mélodie et les « pa pa pa » de Land of the Blind. Oui, il a juste mis la pièce dans sa poche et quitté la scène, mais on a apprécié le spectacle.

Merci Pitchfork pour les découvertes, on reviendra.

Pour retrouver toutes les photos de la soirée, c’est juste ici.

Lucyle Espieussas & Estelle Oliveira

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