Blood Red Shoes – GHOSTS ON TAPE

Ces derniers temps, les tueurs en série inspirent l’art. Quand Netflix a fini de documenter des traques tristement célèbres, Ryan Murphy prend le relais en nous servant cinquante nuances de rouge tandis que David Fincher nous invite à des sessions psychologiques glaçantes. Voyeurisme morbide ou obscurité captivante? Epineux sujet que le nouvel opus de Blood Red Shoes GHOSTS ON TAPE explore.

Laura-May Carter et Steven Ansell ravivent les flammes de leur duo après avoir poursuivi différents projets séparément (la création d’un podcast et un parcours en solo pour elle, une escapade en électro pour lui) et délivrent un album aux sonorités entêtantes qui siéraient parfaitement à un paysage cinématographique. Les premières notes de piano de l’ouverture sépulcrale COMPLY évoqueraient presque la bande-son d’Halloween et invitent à pénétrer un univers étrangement attirant.

Tandis que certains morceaux donnent la part belle aux mélodies lancinantes et aux murmures fantomatiques (MORBID FASCINATION, BEGGING), d’autres fouillent davantage dans une psyché torturée et dérangeante sur lesquels les rythmiques sont boostées mais parfois poussives (GIVE UP, I AM NOT YOU et son combo synthé-batterie syncopé, DIG A HOLE). Les guitares distordues et les harmonies noueuses ponctuées d’interludes de-ci de-là façonnent un cocon musical feutré mais non moins inquiétant, l’habitacle d’un bolide décharné sur une autoroute lynchienne. Cela étant, une production parfois asphyxiante a tendance à oppresser l’ensemble qui peine à exhaler la fraîcheur du songwriting (comme les saturées MURDER ME et SUCKER en attestent).

Blood Red Shoes embrasse un rock-électro brumeux en s’offrant une incartade cathartique.

TRACKLIST :

COMPLY

MORBID FASCINATION

MURDER ME

(i’ve been watching you)

GIVE UP

SUCKER

BEGGING

(you claim to understand)

I AM NOT YOU

DIG A HOLE

I LOSE WHATEVER I OWN

(what have you been waiting for?)

FOUR TWO SEVEN

LA NOTE DE LA REDACTRICE : 6/10

Ses morceaux favoris : COMPLY, MORBID FASCINATION, I LOSE WHATEVER I OWN, FOUR TWO SEVEN

Les autres notes :
Fabien : 6/10. Un mélange intéressant mais qui semble manquer d’un ingrédient en particulier.

Augustin : 6/10. Une ambiance qualitative mais des compositions inégales.

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