Findlay – The Last Of The 20th Century Girls

Depuis son arrivée sur la scène du rock indé en 2017 avec l’électrique Forgotten Pleasures, Findlay semble toujours chercher à se réinventer. Après son opéra rock psychédélique des plus convaincants en collaboration avec Jules Apollinaire baptisé TTRRUUCES dévoilé il y a deux ans, elle revient ce printemps pour dévoiler son deuxième projet en solo nommé The Last of the 20th Century Girls. Tout un programme…

La poignée de morceaux révélés avant la sortie de l’album brouillait les pistes quant à la substance de cette nouvelle aventure musicale. Tandis que Life Is But A Dream intriguait sans laisser non plus un souvenir impérissable, la vaporeuse Strange One (reflet halluciné et cauchemardesque du I Only Have Eyes For You des Flamingos) ouvrait les portes d’un univers fantasmagorique et le tempo eurythmique de Night Sweats évoquait les 80s (ou plus récemment la Love City des Vaccines). Cet ensemble panaché s’avère palpable à travers l’écoute de l’album dans son intégralité. Si ce constant vacillement en clair-obscur peut déconcerter au premier abord, force est de constater que la cohérence est au rendez-vous, d’autant plus si l’on garde à l’esprit le ressenti de Findlay sur son œuvre : « C’est comme si je roulais dans le noir depuis dix ans et que soudain les lumières se sont allumées ».

Œuvre cathartique, donc. Aux facettes multiples, presque contradictoires. On passe allègrement de ritournelles désuètes et onctueuses (Apricots, Not If You Were The Last Honey On Earth, In Love Again) à des morceaux ondoyants et fiévreux (Ride, The Parisienne, Somehow, Someday). Lo-fi facétieux et frissons noctambules criblés de guitare vibrante tout à la fois. Les envolées vocales sont tantôt espiègles tantôt enjôleuses. Constant vacillement en clair-obscur, on le rappelle.

On notera le mastering laissé aux soins d’Antoine Chabert (qui a côtoyé de près Daft Punk, Charlotte Gainsbourg et Sébastien Tellier : ceci explique cela) qui n’y ait certainement pas pour rien dans cette enveloppe mousseuse pimentée de reverbs et dont la clôture sur Wave Attack et sa nuée de sonorités électroniques illustrent à merveille l’influence sur Findlay. L’imagerie de cette dernière, quant à elle, reste toujours aussi affirmée. Il suffit de jeter un œil à ses vidéos (elle s’est notamment chargée de la réalisation du clip de Night Sweats) pour noter que son goût pour le glamour et le loufoque n’a pas bouger depuis ses débuts. Un retour probant et racé !

TRACKLIST

Life Is But A Dream

The End Of The World

Night Sweats

Ride

Apricots

Retour

Strange One

The Parisienne

Not If You Were The Last Honey On Earth

In Love Again

Somehow, Someday

Happiness

The Last Of The 20th Century Girls

Wave Attack

LA NOTE DE LA REDACTRICE : 7/10

Ses morceaux favoris : Apricots, Strange One, Not If You Were The Last Honey On Earth, Wave Attack

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