Benjamin Clementine au Transbordeur : difficile d’être clément

Retour sur cette soirée du mercredi 26 mars.

En ces derniers jours d’heure d’hiver, nous nous rendons dans une salle que l’on aime tant, le Transbordeur, afin de redécouvrir sur scène un artiste aux multiples facettes en la personne de Benjamin Clementine. Mais avant cela, nous avons le droit à une première partie orchestrée par l’étasunien Beaven Waller, seul sur scène. Une mise en bouche très agréable qui n’est pas de trop.

Toutefois, pendant ce début de soirée, des premières interrogations : les lumières partent dans tous les sens, et semblent être en train d’être réglées… La performance de Waller en est un peu perturbée, mais passons. Après une bien trop longue pause entre les deux sets, l’heure de Benjamin Clementine est enfin arrivé, lui qui signe sa dernière tournée avant un bon bout de temps.

Les attentes sont donc grandes, et malheureusement les débuts sont très compliqués avec une intro complètement ratée qui a dû être refaite. Manque de préparation ? Problème technique ? On ne le saura sans doute jamais… Cela créé d’entrée une ambiance très bizarre au sein de la salle, qui n’est pas pleinement remplie (44€ le billet tout de même, soit le prix de Lorde en 2017…)

Benjamin Clementine - I Won’t Complain

Le début de setlist permet difficilement au public d’entrer dans l’univers de l’anglais, les 5 premiers titres n’étant presque pas sortis ne serait-ce que sur les plateformes. L’ambiance est froide, les sourires absents, la communication avec le public attend 40 minutes. Le son est difficile les premières minutes, avec ou sans bouchons. Mais, enfin, des titres plus connus surgissent.

Il s’agit tout de même des adieux au public de Clementine, d’albums superbes ; il est de mise de rendre hommage à toute cette belle oeuvre. Mais les deux trois tubes ne parviennent pas à donner du rythme au concert. Pas plus que les improvisations interminables (du jamais vu personnellement, sincèrement) ou la recherche d’une feuille avec ses paroles pendant près de 10 minutes.

Oui oui, notre britannique ne connait pas tous ses textes, et a imprimé tout cela. Ajouté à tout cela un micro à plusieurs reprises mal positionné et qui donc tombe pendant que les deux mains sont prises sur le piano, et ça fait malheureusement bien trop. Le set se termine enfin, laissant un goût bien amer dans la bouche. Reste à voir si Paris aura le droit au même cirque à L’Olympia le 8 avril…

Photo prise à We Love Green en 2017.

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