03 Nov Nectar Woode fait vibrer la Bellevilloise
Une voix soul, des morceaux aux accents pop et jazz et beaucoup de sourires. C’est ce qu’a proposé Nectar Woode, auteure-compositrice-interprète britannique, venue rencontrer le public parisien à la Bellevilloise le temps de la soirée du 27 octobre.
La salle est déjà bien remplie. Sous les lumières tamisées, la basse et la batterie lancent les premières notes. Quelques secondes plus tard, Nectar Woode fait son entrée, accueillie par les applaudissements du public. Un petit coucou de la main, un grand sourire : la chanteuse britannique semble ravie d’être là.
Accompagnée de trois musiciennes au piano, à la basse et à la batterie, elle ouvre le concert avec Lights Off, guitare à la main. Entre soul et pop, son univers rappelle parfois celui de Lianne La Havas, ou même d’Olivia Dean. Les chœurs de sa pianiste viennent enrichir les mélodies. À certains moments, particulièrement appréciés, les instruments se font plus discrets et laissent simplement place à sa voix et à sa guitare.
Après s’être excusée pour son français, qu’elle juge « très mauvais », Nectar Woode poursuit avec Nothing To Lose. Le piano prend une place importante, avec des sonorités presque électroniques. Mais le public reste encore assez calme. Il faudra attendre Rivers End pour voir les premières mains taper en rythme. La guitare électrique et la batterie donnent alors une tournure plus rock au morceau.
« Je suis trop contente d’être là ! C’est une fête ! », lance-t-elle. Elle remercie Radio Nova, qui lui a permis de se faire connaître auprès du public français, avant de présenter Naturally, LE morceau de l’artiste qui passe en boucle sur les antennes et dont l’album éponyme est sorti le 26 juin dernier. Elle rajoute que c’est un morceau « inspiré de sa vie et des moments difficiles qu’elle a traversés ». Malgré la sensibilité de ses textes, sur scène, la chanteuse ne tient pas en place et danse en s’approchant souvent du bord de la scène. Étonnement, vu la popularité de ce titre, l’ambiance dans la fosse reste timide, malgré plusieurs hochements de tête.
La soirée se poursuit avec un titre inédit, Only Want You, prévu pour le 6 novembre, consacré à « ces journées d’hiver où l’on ne peut pas être auprès de la personne que l’on aime ». La suite du concert alterne entre morceaux plus rythmés et ballades. Sur Roses In The Dark, qui évoque une relation qui s’effondre, le piano occupe le premier plan. À la fin, il ne reste presque plus que lui, avec des sonorités qui tirent un peu vers le classique. Une ballade, Wine Into Water, prolonge cette parenthèse intimiste, portée uniquement par sa voix et le piano.
Mais l’ambiance finit par remonter. Sur Only Happen, la basse se fait particulièrement entendre et les spectateurs commencent à danser. Good Vibrations, plus lent et teinté de jazz, réserve un joli moment de complicité : le public connaît le refrain et le reprend spontanément avec elle.
Après une courte pause, Nectar Woode revient sur scène avec Ama Said, une chanson dédiée à sa petite sœur et à toutes les sœurs présentes dans la salle. Les sonorités funk donnent immédiatement le ton. « Chantez avec moi, Paris ! », lance-t-elle avant de présenter ses musiciennes.
Elle évoque ensuite Londres, où elle vit depuis huit ans, avant de lancer Message To London. Pour le dernier morceau, How It’s Gotta Be, le public est cette fois bien au rendez-vous. Plusieurs cris fusent dès les premières notes, les mains se lèvent et la salle chante avec la chanteuse. Après une salve d’applaudissements, elle envoie des bisous au public. « Maintenant, j’ai plein d’amis qui habitent à Paris ! », lance-t-elle en riant.
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