Review : Blood Red Shoes – Blood Red Shoes

Attachez bien vos ceintures, le duo tout droit venu de Brighton nous offre (encore) une bonne dose de sensations fortes.

Blood+Red+Shoes

Après un Box Of Secrets prometteur, la confirmation avec Fire Like This, le virage de In Time To Voices, Blood Red Shoes vient de sortir son 4e bébé. Alors qu’est-ce que ça donne ?

Steven Ansell et Laura-Mary Carter ont au fil des années démontré leur belle complémentarité en produisant un son riche et énergique avec seulement une batterie et une guitare. On pourrait penser que tout se fait en studio. Absolument pas, le rendu est le même sur scène et l’ambiance est toujours au rendez-vous. Cette fois-ci, on peut dire que ce duo est à son apogée : ils ont bien appris à se connaitre et s’occupent désormais eux-mêmes de la production (ils se sont exilés dans un studio à Berlin pour faire à deux ce 4e album). Le résultat est là et le choix du titre “Blood Red Shoes” est significatif : Ansell et Carter se sont cherchés pendant 3 albums (qui restent tout de même d’excellent facture) et semblent avoir trouvé le son qui leur correspond le mieux.

En effet, on les connait surtout pour leur capacité à envoyer un maximum rien qu’à deux et la piste d’ouverture instrumentale Welcome Home (qui porte si bien son nom) nous le prouve une fois encore avec une bonne dose d’adrénaline pour lancer les hostilités. Sur sa lancée, le duo en rajoute une couche avec la deuxième chanson Everything All At Once : une guitare lourde et entrainante couplée à l’efficacité de la batterie pour accompagner le chant révolté de Steven, on reste pour l’instant scotchés. La suite ne déçoit pas non plus, à commencer par le single An Animal qui risque de faire des ravages en live grâce à son couplet imparable. Sur Grey Smoke, c’est au tour de Mary de nous faire profiter de sa voix sulfureuse. On pourra également l’apprécier sur Cigarettes In The Dark dans un registre (un peu) plus calme. Niveau instrumentation, le duo nous offre des riffs ravageurs à la pelle : The Perfect Mess en est l’exemple le plus flagrant. On retrouve décidément le brut des deux premiers albums.

Néanmoins, Blood Red Shoes n’a pas rangé In Time To Voices au placard et n’hésite pas à mettre un petit coup de réverbe de temps en temps comme sur Behind A Wall ou Stranger. On laisse un peu de côté la puissance et l’efficacité pour explorer de nouveaux horizons tout en gardant la patte Ansell/Carter. Par conséquent, pas besoin de producteur extérieur pour obtenir un son très travaillé et qui reste caractéristique du groupe. En témoigne Tightwire qui clôt de belle manière ce 4e album.

Blood Red Shoes peut, en un sens, être considéré comme un résumé de ce qu’a fait le groupe jusqu’à présent. Cependant, Ansell et Carter ne se sont pas uniquement tournés vers le passé, loin de là : ils ont gagné de l’expérience, de la maturité et on tiré le meilleur de ce qu’ils savent faire. Avec un début en trombe et une fin plus calme mais maitrisée, le duo le plus charismatique de Brighton nous file une belle claque pour commencer 2014.

 

LA NOTE : 8,5/10

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