FFS à la maison de la radio : Force de Frappe Supersonique

21 juin : FFS, le super groupe Franz Ferdinand / Sparks joue au studio 104 de Radio France pour la fête de la musique. Un concert percutant.

 

 

La première fois que SOB a entendu parler du projet FFS. Il a haussé les épaules et soupiré : encore un plan marketing pour relancer l’intérêt sur des artistes en panne d’idées.

En effet, d’un côté, nous avons les Sparks 45 ans de carrière, culte chez certains (Morrissey, Ariel Wizman, ce dernier présent dans la salle), un minitube en France sous leur nom When I’m with you et un deuxième avec les Rita Mitsuko Singing in the Shower. Déjà une collaboration.

Mais Franz Ferdinand doit-il se contenter d’être juste des Rita Mitsuko ? Parce qu’on parle de Franz Ferdinand quand même : les héros de la Boule Noire, 10 novembre 2003, un des plus grands concerts de tous les temps selon SOB. Quatre albums sans fautes mais qu’on écoute rarement, surtout les deux derniers.

Voilà où en sont les réflexions de SOB quand FFS monte sur scène. Ils sont 6 sur scène (les quatre FF et les deux frères Mael). Impression visuelle moyenne : on voit bien qu’on a affaire à deux entités distinctes. Ce n’est pas un gang et, de plus, vu la tenue de certains, la fashion police ne travaille pas le dimanche soir.

Mais dès que la musique retentit, tous les doutes de SOB sont balayés, pulvérisés. C’est dément : la puissance disco-punk de FF avec les envolées vocales bien kitsch des Sparks. Un mélange assez curieux. Le groupe vous prend aux tripes, et ne vous lâche pas. Vous avez bien lu : le groupe. Le manque d’unité visuelle n’empêche pas cette force musicale unie et collective de prendre possession du studio 104 et tous ses occupants d’un soir.

Après deux morceaux plutôt FF, le troisième lorgne d’avantage vers le côté S du projet avec  Collaboration don’t work  et on a l’impression d’écouter une comédie musicale (chacune des 6 personnes sur scène a droit à son passage vocal).

Le groupe n’a plus que trois morceaux à jouer et on est toujours dans le haut niveau énergétique et mélodique à deux voix. Russel Mael prenant plutôt l’ascendant sur ce plan-là. Le concert s’achève par Piss Off. Ok merci. Le groupe quitte la scène sous les hurlements enthousiastes du public

Mais, ils reviennent pour un rappel. Et là, léger bémol pour SOB, ils font des reprises : pour le concept même de FFS, cela aurait été mieux de s’abstenir.

Donc, pour le rappel :This Town Ain’t Big Enough For Both of Us des Sparks, et Take Me Out de Franz Ferdinand. Cette dernière emporte définitivement la salle, tout le monde est debout (sauf un resté impassible : Ron Mael). Le groupe invite le public à envahir la scène transformé en dance floor car en 2015 comme en 2004 le but suprême est de « faire danser les filles ». Un final époustouflant pour une performance proche du triomphe absolu.

Un petit aperçu ne donnant pas un dixième de la grandeur de ce concert

La set list

Johnny Delusional

Call Girl

Collaborations Don’t work

Little Guy from the Suburbs

Police Encounters

Piss OFF

+

This Town Ain’t Big Enough For Both of Us

Take Me Out

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