Låpsley remplit la Boule Noire.

La jolie Holly, alias Låpsley, donnait mardi un concert à la Boule Noire pour présenter son premier album, Long Way Home. Agée d’à peine 19 ans, la chanteuse a réussi à se faire remarquer via son soundcloud puis à se faire signer par le prestigieux label XL Recordings (Adèle, Radioheads, The Horrors, Jamie XX), une prouesse peu commune mais bien méritée ! Nous étions sur place pour vous raconter son concert intimiste dans la capitale.

C’est dans une salle pleine à craquer (le concert est sold out) que la jeune Låpsley fait son entrée sur scène vers 21h, précédée par ses trois musiciens qui l’accompagnent aux percussions, synthés et claviers. Dans un noir presque total, ce sont des applaudissements nourris qui l’accueillent . Apparement, l’anglaise, sur-maquillée pour l’occasion, a déjà conquis Paris. Seule sa voix permet de l’identifier, et quelle voix ! Le concert commence avec Burn, et elle se met d’office à danser, les instruments discrets masquant à peine la puissance et la justesse de sa voix. Låpsley enchaîne avec Cliff, et la Boule Noire se transforme un instant en mini boite de nuit. Elle profite d’un moment entre deux chansons pour parler du temps, une habitude typiquement anglaise. Sur Falling Short, sa voix semble encore plus épurée que sur l’album. 
 
Låpsley relève ensuite le défi de chanter a capella sur Dancing, et à part quelques cris, un silence religieux s’abat sur la salle. La jeune artiste se met au clavier pour Painter, et des notes semblables à celles d’un xylophone résonnent dans une Boule Noire conquise. Ses musiciens s’éclipsent et la laissent seule sur scène pour interpreter Tell Me The Truth. Sur cette chanson, Holly utilise un mécanisme qui lui permet de changer de voix, la rendant beaucoup plus grave. Elle profite de la chanson pour présenter les membres du groupe tout en se déhanchant. La chanteuse semble heureuse de pouvoir se produire à Paris, elle sourit tout le temps et enchaîne les plaisanteries maladroites. 
Lapsley en concert à la Boule Noire le 05 Avril 2016
 
On s’attendrait à un public réceptif, mais sur Silverlake, qui est normalement un titre plutôt entraînant, ce sont des visages léthargiques qui fixent la scène sans ciller. Låpsley termine sa chanson et nous raconte que la dernière fois qu’elle a joué à Paris, elle avait chanté après José Gonzales, une de ses idoles, et avait passé la soirée à essayer d’obtenir un autographe de l’artiste. “Are there any dancers?” demande-t-elle avant de poursuivre avec Operator, réveillant enfin un peu le public. Elle nous explique que Station (composée à seulement 17 ans) est très importante pour elle, avant de nous la jouer. Il s’agit d’une de ses rares premières chansons présentes sur l’album. 
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A peine l’introduction de Love is Blind, un des singles de l’album, se fait-elle entendre que le public finit de sortir de son état de transe et pousse des cris enthousiastes. L’artiste enchaîne avec Seven Months, dernière track de Long Way Home, écrite un peu avant Noël, avant que l’album ne soit remis au label. Après un court rappel, la jeune anglaise nous interprète une reprise de Kate Bush (une des chanteuses préférées d’Holly), qu’elle avait déjà chantée pour la journée internationale des femmes (Women’s Work). Elle termine le concert avec Hurt, et le public fait une dernière fois preuve d’un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Låpsley remercie rapidement le public en français avant de s’éclipser pour de bon. Si aujourd’hui on ne doute plus de ses performances vocales, il reste à déplorer que Låpsley n’ait pas plus utilisé ses instruments et mieux embarqué son public avec elle.
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Setlist
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Burn
Cliff
Falling Short
Dancing
Painter
8896
Tell Me The Truth
Silverlake
Operator
Station
Love is Blind
Seven Months
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Women’s Work
Hurt Me
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