Passenger met le feu au Trianon

Trois ans que l’on attendait que le talentueux Mike Rosenberg refasse un saut à Paris pour nous jouer ses balades dépressives. Trois ans après son dernier passage dans la capitale, l’artiste voit les choses en grand : après l’Olympia, c’est le Trianon qu’il a décidé d’investir pour nous présenter son nouvel album, Young as the morning, Old as the sea (sorti ce mois-ci, dont vous pouvez retrouver la chronique ici.)

Sur cette nouvelle tournée, le chanteur est accompagné d’une bande au complet, ce qui intensifie considérablement la qualité de ses morceaux en live, qui frôlait déjà l’excellence. C’est dans une salle aussi complète qu’excitée que Passenger fait son entrée sur scène, succédant à Gregory Alan Isakov, qui semble avoir bien chauffé l’endroit. Pas le temps de tergiverser que l’artiste entame le show avec Somebody’s Love, extrait du nouvel album. Comme à son habitude, Mike raconte des anecdotes entre chaque morceau, déclenchant des rires assez fréquemment. La fanbase de celui-ci semble avoir pas mal augmenté, notamment depuis le dernier album.

Rien de surprenant, quand on sait à quel point il a été difficile d’échapper à Let Her Go l’année de sa sortie. Comme Mike nous le précise d’ailleurs, ce titre a été écrit en 45 minutes (c’est le moment qu’il choisit pour nous demander si l’on souhaite être remboursé), et qui a changé sa vie (avant que la sortie de la Reine des Neiges ne vienne compliquer les choses). D’après Passenger, la confusion entre les deux titres viendrait probablement du fait qu’il ressemble à une princesse Disney (oui oui, même barbu.) Il ajoute : “It blows my mind that people still come to hear my song and the others several years later and I can’t thank you enough.” (Sortez les mouchoirs.)

Avant de nous ravir avec son titre phare, l’artiste nous joue un des duos du nouvel album, Beautiful Birds, à mon sens un des plus beaux morceaux du nouvel opus. Dommage en revanche que la chanteuse Birdie n’ait pas pu se joindre à lui pour l’occasion, la jeune femme étant elle aussi en tournée.

Avant d’entamer Travelling Alone, Mike nous explique : “I wrote this song to remember why I started writing songs in the first place, to connect people and I would like to dedicate this song to anyone who is trying to do the same thing- following their heart, their dreams, especially if it takes time.” Pour les curieux, retrouvez également l’histoire du titre Everything en suivant le lien suivant.

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Parmi les moments marquants de la soirée, on comptera bien sûr la reprise de Mike de Sound of Silence de Simon and Garfunkel, qui ne sera d’ailleurs pas la seule du concert. En effet, Passenger, après nous avoir confié qu’il avait décidé sur cette tournée de reprendre une chanson différente chaque semaine, nous a fait la surprise d’interpréter Can You Feel the Love Tonight, nous en offrant une version personnelle et émouvante, presque aussi bonne que l’originale.

Poursuivant sur sa lancée, l’artiste nous confie plus tard se sentir particulièrement gêné lorsqu’il chante I Hate à Los Angeles (Keep your Hollywood stars, and their stupid cars And the Botox, that makes them look fucked…), avant de demander au public de sortir un téléphone, ou un briquet (ou de mettre le feu à un siège), afin de l’accompagner sur Home. Le concert se termine par un auditoire en folie, reprenant les choeurs de Scare Away The Dark à pleins poumons, alors que les musiciens quittent la scène, émus. Seul regret pour ma part, que le chanteur n’ait pas interprété Whispers, titre qui avait fait son petit effet en 2013. Partie remise !

Ci-dessous, un petit souvenir du concert. Enjoy !

Passenger
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