La Découverte du Dimanche : RedFaces

Direction Sheffield et sa scène indie pour découvrir ce jeune quatuor de garçons dans le vent bourré de promesses.

 

Camarades de classe avant d’être membres d’un même groupe, Harry Lyon, Isaac White, Charlie Yapp et Ryan Laycock ont commencé comme les plus grands avant eux. Des petits boeufs dans des chambres à coucher, à tenter de reprendre des classiques d’Oasis à défaut de suivre les pas d’une bonne partie de la jeunesse locale qui s’ennuie à mourir dans cette zone industrielle. Ils finissent pas se lancer en se réservant une session dans les studios 2fly que dirigent un certain Alan Smyth, l’homme derrière les premières aventures musicales des Arctic Monkeys. Il en ressort quelques démos dont Katie Come Home qui permet aux jeunes lads aux gueules d’ange de jouer pour la BBC Introducing et de signer pour RCA Records.

Le style est encore bordélique, mais l’énergie y est. Si les RedFaces ne sont pas sans rappeler les Strypes à leur début, ils vont rapidement aguerrir leur style indie. Décembre 2016, ils sortent enfin leur premier single, une petite bombe nommée Kerosene qui met le groupe en orbite.

 

 

S’en suit la non moins rythmée et remuante Wise Up, où l’on commence bien à cerner le potentiel et le son du groupe, entre ses riffs léchés qui fusent, une touche de psychédélique avec des réminiscences britpop. Côté lyrics, RedFaces narre ses histoires de banlieue, avec le regard d’une jeunesse sur la politique actuelle. “C’est bizarre parce que je crois que notre génération a plus d’avis sur la politique que nos parents ou la génération au-dessus d’eux. Peut-être parce qu’avec les réseaux sociaux, beaucoup de choses sont dites tout haut“, croit savoir le chanteur Harry Lyon.

Et c’est bien là l’expression dans un groupe dans l’air du temps. Derrière ses portraits de société, RedFaces n’a pas pour but de révolutionner le genre. Le kiff premier, c’est avant de jouer de la musique. “On ne se prend pas au sérieux“, glisse le frontman. Ce qui ne veut pas dire que le groupe ne manque pas d’ambition. Et leur single Take It or Leave It, sa basse jubilatoire et ses sonorités tubesques avec relents des Strokes, est là pour prouver que le quatuor n’est pas là pour faire dans la dentelle non plus…

Le 16 mars dernier, RedFaces a sorti son quatrième et dernier single, Messed Up Feeling, sur lequel on croit entendre Jake Bugg. Une esquisse de ce qui attendre ceux qui auront la chance d’aller les découvrir sur scène, puisque le groupe sera de tous les rendez-vous consacrés à la nouvelle scène, du Great Escape au Liverpool Sound City en passant par le Y Not? Festival et le Neighbourhood Weekender.

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