Noel Gallagher's High Flying Birds en concert à L'Olympia le 3 avril 2018

Noel Gallagher investit l’Olympia pour présenter son nouvel album

Après le retour en force de Liam dans la salle mythique parisienne, c’est au Chief d’investir l’Olympia pour deux dates s’annonçant inoubliables. Une occasion pour ceux qui l’avaient raté sur France Inter de se rattraper comme il se doit.

Comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, ce sont les talentueux Blossoms qui ouvrent le bal, malheureusement peu de gens arriveront suffisamment en avance pour les voir. Their loss! Le groupe de Stockport sort pourtant un second album qui s’annonce aussi bon que le premier le 27 avril prochain, et nous faisait profiter en avant-première de quelques titres inédits et dansants.

Blossoms en concert à L'Olympia le 3 avril 2018

Première surprise de la soirée, certains ont du payer un pack de 250 euros pour accéder à la barrière avant les autres, un avantage reservé aux fans sur toutes les dates de la tournée, mais qui font grincer des dents certains. Qu’à cela ne tienne, nous profitons du concert en mezzanine.

Bien que la salle ne soit pas complète, un bruit assourdissant accompagne l’arrivée de Noel sur scène, entouré de toute une ribambelle de musiciens, dont une joueuse de ciseaux dont on n’a pas encore trop compris le rôle. Pas le temps de saluer le public, Gallagher entame tout de suite son concert à 21 heures tapantes avec une ribambelle de nouveaux titres, dont Fort Knox, Holy Mountain, Keep on Reaching et Beautiful World (le dernier de la liste étant le seul qui aura réellement retenu mon attention sur le dernier opus.)

Le titre rend d’ailleurs étonnamment bien en live, et l’effet rendu par l’écran arrondi projetant des images à toute vitesse pendant chaque morceau a le mérite de faire son petit effet. Contrairement à la deuxième date, le public semble ce soir presque endormi et peu réceptif, peut-être assommé par le son beaucoup trop fort (un défaut qui sera corrigé le soir suivant.)

Noel Gallagher's High Flying Birds en concert à L'Olympia le 3 avril 2018

Noel décide de réveiller son public en jouant Heat of the Moment, suivi de Riverman et Ballad of the Mighty I, une combinaison savamment choisie pour rendre tout fan des High Flying Birds nostalgique de l’époque où Noel sortait encore de bons albums. Celui-ci demande ensuite s’il reste encore des fans d’Oasis dans la salle, ce qui a le mérite de finir de réveiller les derniers récalcitrants, avant d’enchainer son set sur Little By Little et Importance of Being Idle. Les musiciens quittent alors la scène pour laisser le chanteur seul, peu éclairé, sa guitare acoustique à la main. Le Chief nous offre une version douce et magnifique de Dead in the Water, un des morceaux les plus calmes de Who Built The Moon?. 

Alors que ses compères reprennent leur place face au public, Noel nous offre deux autres titres du nouvel album, avant de nous jouer une version nouvelle et surprenante d’Half The World Away, sur laquelle les spectateurs n’hésitent pas a applaudir en rythme. Wonderwall et What a Life précèdent le rappel, il est temps d’aller prendre une bière. Gallagher ne sortira pas de scène avant de nous avoir joué 4 autres titres, dont deux d’Oasis (une version accélérée et geignarde de Go Let it Out et l’incontournable Don’t Look Back in Anger sur un fond de ciel étoilé) et une reprise des Beatles, All You Need is Love. Il faudra attendre la deuxième date pour espérer un peu d’interaction avec le chanteur (“What are you lazy fucker on strike for, this time?”) et une sortie de scène digne de ce nom.

Conclusion, prenez vos places pour le concert d’Our Kid au Zénith, car pour le moment, le plus jeune des Gallagher semble mener la danse.

Retrouvez toutes les photos du concert ici.

Noel Gallagher
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