Back to the dance-floor avec White Lies au Trabendo

Récit du retour réussi du trio Londonien White Lies à Paris dans un Trabendo complet et prompt à la danse.

La petite désaffection qui avait suivi la sortie de Lies en 2016 a vite été oubliée dès les premières notes du morceau d’ouverture : Time To Give, ouvrant également le dernier opus Five. Il donne alors le ton et fait monter crescendo l’ambiance durant ses 8 minutes. Une entrée en matière idéale qui permet au leader Harry McVeigh de nous rassurer sur la suite des évènements. La voix grave et profonde est toujours efficace et se prête tout au long du set à l’ambiance ouvertement dansante et fortement synthétisée, la totalité des titres mettant en exergue les mélodie du clavier et le jeux de batterie de Jack Lauwrence-Brown. Ici, quel dommage de ne pas avoir laissé leur place aux guitares et basses qui se trouvaient tout de même bien minorées, voir quasi imperceptibles.

Néanmoins, le choix de la set liste étant dans la veine du son du dernier album, qualifié de new wave indie (peut on toujours parler ici de post-punk ? Je ne le pense pas ) car tout de même porté par la sainte trinité guitare-basse-batterie. Le but ? Nous faire danser et nous bercer de leurs mélodies très agréables pour lesquelles la voix de McVeigh se prête à merveille. Il est à noter que l’organe de ce dernier (tsssss … tout de suite j’en vois certains ricaner, allons ! ) mériterait de s’exercer à pousser un peu plus haut l’octave. En effet, le son étant extrêmement performant, voir un brin écrasant, notre interprète était souvent à deux doigts de passer inaperçu.

La salle se voit donc bercée entre tubes de l’ère Big TV, album à ce jour le plus reconnu du groupe, et dernières nouveautés qui prennent beaucoup plus d’ampleur en live que sur disque. Aucun temps morts, une énergie discrète mais sans faille, peu de dialogue avec la foule, la discute semblant superflue car l’envie de communier en musique est indéniable. 1h40 de concert et un souhait de ne pas laisser trop de temps s’écouler entre ce premier passage et leur prochaine visite. Nous pouvons donc penser que ce concert était une prise de température quant à l’accueil de Five, sorti début février, histoire de programmer la suite.

Si d’aventure le groupe revient se produire dans l’Hexagone, le petit conseil serait d’adapter le lightshow à la taille de la salle, car aussi belles et dynamiques que soient les lumières, habiller une salle de 700 personnes tel un stade peut amener à la perte de quelques centièmes à chaque œil et pousser les épileptiques dans une danse qui ne serait que peu appréciée. Merci par avance !

White Lies @ Trabendo, Paris, 19.3.2019

  1. Time to Give
  2. Farewell to the Fairground
  3. There Goes Our Love Again
  4. Believe It
  5. Is My Love Enough
  6. Hold Back Your Love
  7. Unfinished Business
  8. Jo?
  9. Don’t Want to Feel It All
  10. Take It Out on Me
  11. Never Alone
  12. Big TV
  13. Kick Me
  14. Death
  15. Tokyo
  16. To Lose My Life
  17. Change
  18. Fire and Wings
  19. Bigger Than Us


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