The Lathums à Wigan

Qui es-tu? The Lathums

Il est des groupes dont on peut affirmer que vous vous vanterez de les avoir connus “quand ils remplissaient pas encore l’Olympia deux soirs de suite”. The Lathums est l’un deux. Découverte d’un groupe qui monte, qui monte…

Ils comptent déjà Tim Burgess (The Charlatans), Pete Salisbury (The Verve) et les frères Skelly (The Coral) parmi leurs fans de la première heure. Ils ont à peine plus d’un an d’existence ; ils font un bruit monstre sur Twitter, un bruit très prometteur sur les plateformes d’écoute et de téléchargement depuis moins de 6 mois. Ils, c’est The Lathums : quatre lads de moins de 19 ans de l’ouest de Manchester, dont le sens de la mélodie et la montée fulgurante rappellent les débuts… d’Arctic Monkeys.

Originaire de : Wigan, Angleterre (entre Manchester et Liverpool pour ceux qui étaient perdus)

Pour les amateurs de : le point d’équilibre entre l’indie rock et la britpop

Pour les fans de : Dirty Laces, Oasis, Shambolics, The Smiths, les débuts d’Arctic Monkeys et la fin des Beatles

Qui êtes-vous The Lathums?

Ils citent Oasis, Arctic Monkeys, les Beatles parmi leurs plus grandes influences. Classique, vous nous direz, mais la comparaison à un petit groupe de lycéens amateurs aux références plutôt banales s’arrête là. The Lathums ont déjà 7 chansons propres à leur actif, un petit EP qui s’arrache, un modeste merch’ complètement sold out, une tournée d’intro UK qui ne continue de s’étendre tant les billets s’arrachent vite, et des bootlegs qui fleurissent ça et là.

Cette histoire ne vous évoque personne? Le frontman, à la guitare rythmique et au chant, Alex Moore, rappelle les débuts timides mais le génie d’écriture de son homonyme Alex Turner. La bande de Wigan reprend d’ailleurs brillamment Crying Lightning et When The Sun Goes Down sur scène, aux côtés de grands classiques d’Oasis pour compléter leurs sets de compos originales. Mais ils pourraient aisément se passer de ces “indie anthems” pour conquérir la foule entassée dans les petits pubs du coin, qui connait déjà par coeur les paroles de The Great Escape et Crying Out, leurs premières chansons.

Un son étonnamment mature

Emmenant dans leurs compositions les bagages de la tradition pop-rock (avec des guitares comme on en entendait chez les Smiths par exemple), the Lathums affirment un style indie frais qui ne cherche pas à trop en faire (une qualité rare pour les très jeunes groupes). La section rythmique cadre élégamment des gimmicks tantôt jangle-pop (This Place O’ Yours) tantôt classic-rock (Villainous Victorian). On est scotchés par l’aisance d’Alex Moore, qui, caché derrière ses lunettes rondes, n’hésite pas à aller décrocher sans effort des fins de phrases dans le registre des aigus. Car c’est la voix de ce jeune homme au grain de voix enjoué et vibrant, déjà très franche, qui nous caresse l’oreille en premier lieu. Le micro des Lathums oscille entre phrasés joyeux, ton sévère et envolées particulièrement bien maîtrisées. Côté paroles, on explore forcément les thèmes qui bouleversent la vingtaine : la découverte de son individualité, les grandes valeurs (la paix, la justice, l’amour), le sort de la race humaine, l’envie d’échapper au système, le réconfort amoureux, les déceptions du coeur aussi, et même quelques leçons d’histoire victorienne.

La percée des Internets

Fraîchement sortis du lycée, la plupart du quatuor a tout récemment choisi de laisser tomber la fac pour se consacrer à l’écriture de son premier album. Les Lathums touchent cette génération qui est à l’université le jour et sur Twitter la nuit, et c’est ainsi que de fil en aiguille, de tweets en RT, une petite communauté de fans s’est formée spontanément sur le réseau social, répandant la bonne nouvelle à coup de likes et de retweets. C’est d’ailleurs comme ça qu’on les a découverts cet été, alors qu’un jeune fan suppliait Liam Gallagher en réponse à ses légendaires tweets de considérer les Lathums pour remplacer Slowthai sur sa tournée UK.
C’est aussi ainsi que le quatuor a été catapulté sur la scène du grand festival Kendal Calling en juillet. En effet, c’est sur Twitter que Tim Burgess des Charlatans les a contacté pour leur proposer le slot tout juste laissé vacant par un groupe annulant sa venue au festival. Il était sûrement tombé sur la vidéo artisanale que The Lathums ont tournée pour illustrer leur single The Great Escape. 

La première partie de Blossoms, et de Gerry Cinnamon

L’été écoulé n’a été qu’une déferlante de succès et une escalade de bonnes nouvelles pour le groupe. A commencer par leur tournée d’introduction en Angleterre qui s’arrache comme des petits pains en moins d’une heure. Si bien qu’on a tenté de pousser les murs avant finalement de carrément changer de salle, une fois, puis deux fois, pour pouvoir accueillir tous ces nombreux curieux, conscients que les billets payés 8£ en 2019 deviendront vite des reliques tant le phénomène Lathums est prometteur.

Car la notoriété, the Lathums vont très vite la connaître. Ils assureront dans les prochaines semaines les premières parties des tournées UK de Blossoms et de Gerry Cinnamon. Cette dernière commence ce soir à Londres !
On espère rapidement les voir en France, en Belgique et en Suisse. En attendant, on peut se délecter de leur dernier single sorti hier, magnifié par l’expérience studio de James Skelly (The Coral), intitulé I Know That Much. Au rythme supersonique auquel le groupe progresse, leur traversée de la Manche ne se fera pas attendre. Peut-être juste le temps pour les francophones d’élucider le mystère de la prononciation de leur nom de scène.

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