Paul McCartney – McCartney III

Longuement attendu par les fans de McCartney, ce 3ème opus auto-produit aura finalement vu le jour dans le contexte inédit du 1er confinement.

Un album qui s’est imposé de lui-même

On ne présente plus Paul McCartney tellement son œuvre est importante et reconnue dans le domaine musical. Isolé dans sa ferme avec sa famille il aura réussi à se surprendre lui-même lors du confinement. En effet, à l’origine il composait juste pour se distraire et s’occuper durant ses longues journées. L’idée d’un album s’est imposée d’elle-même une fois les morceaux terminés. Musicalement on retrouve donc cette spontanéité avec une grande variété dans les compositions et les genres proposés.

Une liberté créative symptomatique dans la trilogie

Cette trilogie se caractérise par un Paul McCartney seul aux commandes de l’écriture, de la composition, de la production, mais également de l’enregistrement et de l’interprétation de chacun des instruments ! Cette performance rare dans ce style de musique engendre un résultat des plus surprenants. Le premier opus, sorti en 1970, donnera naissance à une de ses plus belles chansons avec Maybe I’m Amazed.

McCartney II avait pris un tournant novateur en étant moins rustique que son prédécesseur. Il intronisait également des sonorités électroniques, ce qui était précurseur en 1980. On se souvient forcément de l’étonnant Temporary Secretary, chanson jouée régulièrement dans les dernières tournées.

Cette liberté créative se retrouve également sur McCartney III avec des chansons au format inhabituel. Dès l’ouverture, Long Tailed Winter Bird, en grande partie instrumentale illustre parfaitement cette liberté. On peut également évoquer Deep Deep Feeling qui nous attire dans des limbes musicales et qui réussit ainsi à faire oublier sa durée de huit minutes !

Un album authentique

Le premier clip met en valeur le processus créatif de McCartney. On ne peut qu’être impressionné par le talent de l’Ex-Beatles !

Find My Way est d’ailleurs le morceau le plus « classique » et aurait pu se trouver sur son album de 2018 : Egypt Station.

Au niveau des autres titres de l’album on retrouve les entraînantes, dynamiques et bluesy Lavatory Lil sur laquelle il fait lui-même les chœurs et Slidin’. Cette dernière fait également la part belle à une guitare électrisante et est taillée pour être jouée sur scène. On peut également louer l’orchestration sur Deep Down qui est beaucoup plus riche, avec notamment la présence de cuivres.

Le reste est essentiellement composé de balades calmes, accompagnées à la guitare sèche ou au piano comme Pretty Boy ou Women And Wives. Ces balades mettent en avant une production plus artisanale, avec certaines fêlures dans la voix de Paul McCartney.

L’album est globalement réussi mais on aurait aimé plus de titres entrainants même si le contexte ne s’y prêtait pas ! Heureusement on peut compter sur « Macca » qui regorge toujours de projets que ce soit avec son ami Ringo Starr, Damon Albarn ou encore Taylor Swift !

Tracklist

Long Tailed Winter Bird

Find My Way

Pretty Boys

Women and Wives

Lavatory Lil

Deep Deep Feeling

Slidin’

The Kiss of Venus

Seize the Day

Deep Down

Winter Bird / When Winter Comes

Nos morceaux favoris : Slidin’, Lavatory Lil, Long Tailed Winter Bird

LA NOTE : 7,5 / 10

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