The Reytons – Kids Off The Estate

Annoncé initialement pour le 24 septembre dernier, « Kids Off The Estate », le premier album de The Reytons sort enfin ce vendredi 12 novembre 2021. On l’a écouté en avance — et en boucle. 

Pendant 44 minutes, les quatre anglais nous offrent des hymnes rock indé comme on aime. On n’a qu’une envie, c’est de les voir en concert le plus vite possible. Après un premier EP sorti en 2018, « Alcopops & Charity Shops », les garçons ont enchaîné les succès et les concerts à guichet fermé, ont été sélectionnés par Jack Saunders et Annie Mac, bref, le début de la gloire. Mais c’était sans compter sur une pandémie qui a mis fin à leur tournée et leurs rêves de gloire. Les garçons se sont alors remis au travail, afin d’enregistrer un nouvel EP — « May Seriously Harm You And Others Around You » —pour montrer à leur public que malgré la pandémie, ils n’avaient pas abandonné. Ils ont repris les concerts, avec notamment le festival Tramlines à Sheffield avant d’enchaîner sur une tournée du Royaume-Uni complètement sold out, tout ça sans avoir encore sorti d’album. Pour découvrir l’histoire du groupe et de leur succès, ils viennent de sortir un documentaire sur YouTube. 

« Kids Off The Estate » est donc la suite logique de tous ces EPs. Le groupe veut raconter des histoires normales de gens normaux, tout ça sur scène devant un public en folie. Oui, l’album est donc essentiellement composé d’hymnes rock indé, à la façon des Arctic Monkeys des débuts — auxquels ils se comparent eux-mêmes sur On The Back Burner, présent sur leur premier EP, la comparaison étant inévitable. Oui, The Reytons, c’est également quatre garçons originaires de Doncaster (à quelques kilomètres de Sheffield), ils ont à peu près le même âge que les Arctic Monkeys, ils racontent des scènes de vie sur fond de solos de guitare et grosse batterie, avec pour seul objectif de nous faire danser. « And everybody round here’s got a cousin or a mate who’s best friends with Alex Turner / I’m tellin ya / Don’t believe the hype ». Mais les Arctic Monkeys ont grandi et évolué, difficile de raconter la vie quotidienne de Sheffield depuis une villa de Los Angeles. La comparaison s’arrête donc ici, à part qu’on leur souhaite le même succès bien sûr. 

Quelques titres de leurs EPs se retrouvent évidemment sur « Kids Off The Estate », comme Slice of Lime, leur premier gros succès, qui raconte un vendredi soir banal dont le refrain entêtant nous donne la recette classique pour une vodka tonic. On y retrouve bien entendu l’éponyme Kids Off The Estate, dont ils ont fait un véritable hymne lors de leurs concerts outre-manche grâce à la fin du refrain « And they called them Reytons ». Le pré-chorus de Low Life peut nous rappeler les White Stripes et leur indétrônable Seven Nation Army. Chaque chanson est calibrée pour être un réel succès en concert (AntibioticsCar CrashBroke Boys Cartel), reprenant la formule classique guitare-basse-batterie-voix et nous promet de repartir en ayant fait le plein de sérotonine et de bleus à cause des pogos. Ce que certains pourraient éventuellement leur reprocher — une façon de chanter un peu trop similaire sur toutes les chansons, pareil pour les instrus — mais nous, ça nous plaît. La fin de l’album se fait un peu plus douce et calme, histoire de nous laisser nous remettre de nos émotions, avec Shoe BoxTrials & Tribulations et Kids Off The Estate. Mais The Reytons n’ont pas l’intention de faire de ballades ou de chansons d’amour larmoyantes, ils veulent être des bêtes de scène, et ils ont tout pour réussir. We’re all Reytons. 

TRACKLIST

Mind The Gap

Antibiotics

Expectations of a Fool

Sale Pitch For The Bus Fare Home

Nothing to Declare

Slice of Lime

Car Crash

Low Life

What You Fighting For ?

Broke Boys Cartel

Landslide

Shoe Box

Trials & Tribulations

Kids Off The Estate

La note de la rédactrice : 9/10

Ses morceaux favoris : Antibiotics, Slice of Lime, Sale Pitch For The Bus Fare Home

Les autres notes :
Fabien : 8,5/10. Mais qu’il fait du bien celui-ci.

Augustin : 7/10. Sonorités alléchantes que l’on aimerait entendre plus souvent malheureusement l’album est trop long et répétitif.

No Comments

Post A Comment