Bob Vylan Presents The Price Of Life

Bob Vylan – Bob Vylan Presents The Price Of Life

Un an après l’excellent We Live Here, Bob Vylan dévoile son troisième album. Au cas où on n’aurait pas compris son message l’année dernière, le duo nous le réexplique clairement, le contexte actuel rendant sa prise de parole toujours aussi nécessaire.

Le disque commence avec un extrait de discours de Walter Rodney, un militant guyanais qui explique que « Les crises économiques peuvent toujours êtres mesurées en termes d’indices statistiques. Mais plus important, les gens, dans leurs vies quotidiennes, savent ce que ça veut dire que de vivre dans un état de crise économique ». Le ton est donné.

Tout au long de l’album, comme son nom l’indique, Bob Vylan va nous expliquer le prix de la vie, en variant le ton, par exemple, tenez : du rock avec des guitares bien agressives, suivies d’instrumentales d’EDM ou encore caribéennes. Le duo nous montre encore une fois qu’il excelle dans de nombreux styles et qu’il ne sert à rien de se cantonner à un seul genre.

Une variété de styles

Ainsi, Wicked and Bad commence réellement l’album avec un son électronique avant l’arrivée des guitares. Elles s’accentuent sur le titre suivant Big Man qui nous donne déjà envie de pogoter. Take That quant à lui à un beat beaucoup plus semblable à l’EDM et Health Is Wealth des sonorités caribéennes avec des trompettes qui accompagnent Vylan. Must Be More nous amène dans une atmosphère plus proche de la trap et est suivi de Pretty Songs qui commence comme une douce chanson en guitare sèche et voix avant de devenir plus agressive. Il y a ensuite un interlude en a capella avant les derniers morceaux qui sont bien rock. Bob Vylan présente un large éventail en une trentaine de minutes.

Des paroles percutantes

C’est aussi le cas au niveau des thèmes abordés. Bien qu’il y a une thématique globale, le duo traite de nombreux sujets. Parmi eux, les dangers de la malbouffe, le pouvoir des laboratoires pharmaceutiques, l’insécurité de certains quartiers, la censure, la surveillance, etc. Bob Vylan est en colère et s’en sert pour s’insurger. Tout au long de l’album, Vylan nous montre qu’ils sont aussi d’excellents lyricistes avec des punchlines qui restent en tête. « A pig can’t kill what a pig can’t catch« . Le duo s’en prend notamment aux personnes au pouvoir (ou qui le furent) « Burn Britannia, kill the Queen, that’s a vibe« .

Avec cet album, Bob Vylan nous montre que le chemin est encore long, mais qu’il y a des personnes motivées pour changer les choses. A la fin de Bob Vylan Presents The Price Of Life on a envie de le rejouer à fond et entamer une vraie révolution.

« I could do this all day long / sing a song, pretty little song / blah blah rah rah / that’s alright, but I’d rather fight« 

Tracklist
Walter Speaks
Wicked & Bad
Big Man
Take That
Health Is Wealth
He Sold Guns
Must Be More
Pretty Songs
CENSORED (Interlude)
Turn Off The Radio
GDP
Bait The Bear
Phone Tap
Drug War
Wtchagonnado?

LA NOTE DE LA RÉDACTRICE : 10/10

Ses morceaux favoris : Wicked & Bad, Health Is Wealth, Pretty Songs, CENSORED, Drug War

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