La discographie de The Kinks à travers le grand écran

L’annonce de la réédition remasterisée des albums Muswell Hillbillies et Everybody’s In Show-Biz – Everybody’s A Star pour le 9 septembre prochain est l’occasion de replonger dans la discographie du groupe. Et quoi de mieux que le cinéma pour ça ?

Si vous êtes fan de rock britannique, vous avez obligatoirement une chanson de The Kinks dans votre playlist doudou ou bien un disque aux chansons aussi familières qu’incontournables sur votre étagère à vinyles. Mais saviez-vous que les chansons des Kinks étaient omniprésentes dans le septième art ?

Personnellement, c’est Wes Anderson qui m’a fait découvrir The Kinks et depuis, quand j’entends This Time Tomorrow je ne peux pas voir autre chose que la scène d’ouverture du film A Bord du Darjeeling Limited.

De la même manière que je ne peux imaginer autre chose que « Le comte » (Philip Seymour Hoffman), sur son bateau-radio pirate dans Good Morning England à l’écoute de All day and all of the nights.

Et lorsqu’on commence à prêter l’oreille, on se rend compte que le septième art s’est emparé plus d’une fois des chansons du quatuor britannique. Ainsi Wim Wenders dans L’ami américain fait écouter à Bruno Ganz Nothing in the world can stop me pour ensuite le faire chanter sur Too much on my mind.

The Kinks c’est aussi toute l’ambiance d’une époque aux allures pop – yéyés des sixties. C’est ainsi qu’en incorporant les chansons du groupe, les réalisateurs appuient l’atmosphère vintage de leurs films avec une valeur sûre. C’est le cas par exemple dans le sixième épisode de la série Le Jeu de la Dame dans lequel on voit Anya Taylor Joy, alors coiffée d’un béret vintage dans une voiture d’époque, chanter Stop Your Sobbing.

Pour les mêmes raisons et dans un autre genre, on retrouve Franck Dubosc rouler dans les rues de Paris au volant de sa coccinelle sur Waterloo Sunset dans Boule et Bill.

Mais outre l’ancrage temporel, la force des chansons des Kinks c’est aussi leur atout intemporel.

Leur discographie étant impressionnante (vingt-huit albums publiés entre 1964 et 1996), le groupe a su maîtriser la chanson pop comme la balade mélancolique en passant par le rock’n’roll. Et on peut traduire le caractère intemporel du groupe au nombre de reprises dont ils ont fait l’objet.

Au cinéma toujours, on peut entendre une reprise de Lola par Damon Albarn et Einar Örn Benediktsson dans la comédie romantique 101 Reykjavik.

La reprise de I go to sleep par Anika quant à elle a rencontré un certain succès. Elle a été reprise dans le film Les Bien-aimés de Christophe Honoré ainsi que dans la première saison de la série Poupée Russe diffusée sur Netflix.

Bref, nous n’avons pas fini d’entendre les Kinks dans nos salles obscures et tant mieux !

Pour information, la réédition de Muswell Hillbillies et Everybody’s In Show-Biz – Everybody’s A Star sera déclinée sous la forme d’un coffret Deluxe constitué de six vinyles, quatre CDs, un Blu-Ray et un livre.

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