Louis Tomlinson, Pale Waves et ADMT à la LDLC : How Did WE Get Here?

Retour sur cette superbe soirée du 15 avril.

Une fois n’est pas coutume, nous revoici pour la énième fois de cette saison 25/26 dans la superbe LDLC Arena, une salle magnifique où l’on adore voir nos artistes. Il faut dire que, depuis sa création, l’enceinte n’a jamais déçu : le son est d’une très bonne qualité, et on ne peut qu’apprécier s’y rendre.

La soirée s’ouvre tout d’abord avec ADMT. Originaire de Doncaster, le jeune artiste propose un set de 7 titres : Homeless, Burn Brighter, Overboard, North, Best Friend, Turn the Page ainsi que Cover to Cover. Accompagné d’un guitariste, il propose un superbe avant-goût de son premier album prévu pour le 15 mai, du nom de From Good To Bad And Then Back Again. Les paroles évoquent la pauvreté, les problèmes de logement, l’éducation des jeunes, la santé mentale… Et c’est une réussite.

L’énergie est communicative, et notre cher Adam Taylor (de son vrai nom, vous comprenez mieux le choix sur scène !) montre qu’il a été un choix fort judicieux pour ouvrir la soirée. On sent sa réelle passion, des convictions quant à sa musique qui sont si belles à voir. Le public répond forcément présent, lui qui a pu rencontrer devant la salle et juste après ce set le musicien : ce dernier venait voir les fans des premiers rangs pour échanger avec eux ! Peut-être même qu’il en fut de même avec Sound of Brit, à suivre…

ADMT - Turn The Page (Official Video)

Place alors à un groupe plus confirmé, puisqu’il s’agit ni plus ni moins des Pale Waves s’il vous plait ! Une première partie de luxe ce soir donc, avec un trio bien rodé qui propose un set de neuf titres dont une reprise : Zombie des Cranberries. Pour le reste, on retrouve Eighteen, Perfume, Not a Love Song, Television Romance, My Obsession, Kiss Me Again, Jealousy et bien évidemment le superbe She’s My Religion. De très bons choix donc, nous plongeant dans une ambiance tout simplement délicieuse.

Le moment est tout simplement génial, les versions live apportent un second souffle aux morceaux, et on ne peut qu’applaudir la performance qui est d’une grande qualité. La communion avec le public est tout aussi présente et les lumières apportent un véritable plus à la performance. Tout comme pour ADMT, les caméras suivent le show et nous plongent un peu plus dans l’univers des mancuniens. Alors que les dernières notes raisonnent alors, qu’une hâte : les revoir sur un set headline, et au plus vite !

Pale Waves - She's My Religion

Arrive enfin l’heure de la grande star du soir : Louis Tomlinson. Vous me permettrez ce petit détail, mais je dois avouer que je ne suis clairement pas le coeur de cible ce soir : How Did I Get Here?, comme le dit si bien le nom du troisième album de l’anglais. Venu en particulier pour les premières parties, je dois admettre que ma curiosité était piquée à l’idée de cette date. Peu convaincu par les deux premiers albums, ce dernier effort sorti en janvier m’avait réconcilié avec l’originaire de Doncaster, dans un univers plus pop rock.

Si l’on remonte quelques heures avant, le premier choc fut lors de la montée dans le tram : composé à 95% de femmes (oui oui !) je me surprends à avoir oublié qu’il s’agissait d’un ancien One Direction… Tant d’années ont passé depuis ! Il y a une atmosphère similaire au Eras Tour : l’ambiance est si agréable, les sourires sont sur tous les visages, les outfits sont minutieux. Les rares hommes sont éparpillés ça et là, se sourient, et finalement on ne peut que reconnaître qu’il y a dans l’air quelque chose de si agréable.

Mais la période passée du boys band est derrière nous, et le désormais âgé de 34 ans (né un 24 décembre !) compte bien défendre bec et ongle ses dernières compositions. Pour cette tournée, notre cher Louis aurait pu se contenter d’une Accor Arena, d’autant plus que le show par rapport à la demande lyonnaise ne semblait pouvoir être contenu que dans la LDLC Arena. La salle n’est donc pas pleine à 100% et ce malgré des tarifs plus qu’abordables, mais le Jour J est bien arrivé et ce pour notre plus grand plaisir !

Louis Tomlinson - Lemonade (Official Video)

Mais revenons à la musique. A 21h10 les lumières finissent par s’éteindre après deux trois malaises en fosse, et Lemonade est lancée telle une évidence : il s’agit en effet du premier titre de ce dernier album. Les confettis seront même de sortie pour cette boule d’énergie pop, idéale pour lancer le concert ! 23 titres vont alors prendre la suite pendant 1h30 : 13 au total du dernier album, 9 des deux précédents, mais aussi Miss You et Just Hold On. Un équilibre plutôt honnête qui propose un set assez bien construit.

Musicalement, le groupe qui accompagne Tomlinson ce soir maîtrise parfaitement son sujet. Les solos sont exécutés à la perfection, l’harmonie est délicieuse, et on prend avec plaisir ce petit plus qui rajoute un tout autre chose. Toutefois, la voix de notre anglais a malheureusement un peu plus de difficultés ce soir : ce dernier est en effet malade, tousse à de nombreuses reprises, mais a quand même pris la décision de maintenir le show. Ces musiciens l’épaulent parfois, et le rendu reste de qualité malgré tout.

Vêtu de son survêtement Nike, notre britannique ménagera sa voix également dans les échanges avec le public, qui seront certes présents mais très discrets. On notera quelques gestes d’affection à distance tout de même vis-à-vis de nombreux fans des premiers rangs, mais rien de très communicatif. Il se dit que ça n’est qu’habitude pour notre tête d’affiche du soir, peu coutumier du fait… Le « barricade run » sur le dernier titre aurait pu rattraper ce versant du set, mais il n’est plus d’actualité depuis ce soir justement.

Louis Tomlinson - Imposter (Official Video)

Coté scénographie, on ne peut qu’avouer qu’il y a eu un réel travail. Que ce soit les lumières, les écrans, les lasers, les cinématiques… Chaque titre nous fait plonger dans une ambiance particulière, et ce pour notre plus grand plaisir. Même si on aurait bien repris quelques confettis, voire de la pyrotechnie… Mais avec ces prix si abordables, difficiles de demander plus ! Sauf si le budget merchandising était plus utilisé… Rares sont les concerts où l’on voit autant de monde sur les stands, quelle folie !

On ressort alors de cette LDLC Arena (pour la dernière fois de la saison !) avec la sensation d’avoir eu la chance d’assister à trois superbes sets ce soir. Certes, il y a eu une frustration car nous sommes convaincus que Louis Tomlinson peut proposer un show bien meilleur s’il est à 100%, mais estimons nous déjà heureux qu’une date ait été proposée en province : c’est le premier ex- One Direction à se représenter hors Paris en concert ! A bon entendeur…

Pssst! Restez connectés, notre interview de ADMT arrive…

[La photo de Pale Waves a été prise au Badadoum en 2018 par Céline Guignier]

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