Skunk Anansie partage le Zénith de Paris avec Garbage pour une soirée explosive

Le concert de Skunk Anansie au Zénith de Paris était l’un des rendez-vous rock les plus attendus de ce début d’été. Partagée avec Garbage, cette affiche réunissait deux groupes majeurs des années 90, mais ce sont bien les Britanniques qui ont marqué la soirée.

Skunk Anansie et Garbage au Zénith de Paris, c’est typiquement le genre de soirée qui pourrait basculer dans la nostalgie facile. Mais dès les premières minutes, Skunk Anansie coupe court à toute idée de retour “best of”.

Pas de mise en route, pas de transition : Charlie Big Potato lance directement le concert. Skin arrive comme toujours au centre du terrain, tenue noire, regard direct, et le groupe enchaîne sans chercher à installer quoi que ce soit de théâtral.

La salle réagit vite. Pas parce qu’il y a un effet “reformation”, mais parce que le groupe a encore ce truc très simple : c’est efficace immédiatement, ça percute et Skin est comme toujours dans une forme magistrale !

Le format aide aussi : 1h15, pas plus. Skunk Anansie va droit au but. An Artist Is an Artist, Cheers, Lost and Found s’intègrent sans rupture avec les anciens titres. Rien n’est traité comme un “nouveau passage”, tout est au même niveau d’intensité, sans temps mort.

Le cœur du concert reste évidemment les morceaux historiques. Hedonism (Just Because You Feel Good), I Can Dream, Twisted (Everyday Hurts) ou encore Yes It’s Fucking Political qui eembrase la fosse, massivement remplie pour cette affiche hors du commun.

Skin, elle, occupe tout l’espace sans effort apparent. Elle parle beaucoup, interpelle le public, glisse des messages politiques sans détour, et passe d’un sourire à une forme de colère très contrôlée en quelques secondes. Du coup, nous sommes pas vraiment surpris (mais un peu quand même) quand nous voyons débarquer sur scène Frah, le chanteur iconique de Shaka Ponk ..

Sur le papier, la double affiche fonctionne par époque plus que par style. Et dans les faits, c’est exactement ça. Garbage propose un autre angle, plus posé, plus construit autour de Shirley Manson. Mais après Skunk Anansie, le contraste est net : le niveau d’intensité ne redescend pas vraiment, il change simplement de forme. La force de la soirée vient surtout de là : deux groupes, deux façons de tenir une scène, mais une même période en arrière-plan..

Ce type de soirée pourrait facilement tourner à la relecture d’un catalogue années 90. Ce n’est pas le cas ici. Skunk Anansie a continué sur la belle lancée de leur magnifique Olympia en début d’année dernière, et pour notre plus grand plaisir !

Le live photo est à retrouver ici !

Photos et article : Franck Collumeau

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