22 Juin We Love Green 2026 jour 3 : The XX, MARINA et HAAi
Retour sur la journée du dimanche 7 juin qui clôturait en beauté l’édition 2026 de We Love Green.
Ce dimanche, sous la tente du Think Tank, les débats animés étaient nombreux. Et c’est en plein milieu d’un débat entre la directrice de l’association L214 et le directeur de l’enseigne Carrefour que nous quittons la tente pour rejoindre la scène de la Clairière.
Marina
Il est environ 16h lorsque je rejoins la scène de La Clairière pour le concert de MARINA. L’attente est telle qu’en arrivant seulement 15 minutes avant le début, il m’est tout simplement impossible de rentrer sous la tente tant les fans ont répondu présents. Pas de soucis, je profiterais de ce concert du fond du public.
Avant même le début du show, on constate une direction artistique omniprésente et assumée. Sur les écrans, un avatar de la chanteuse est mise en scène dans une sorte de jeu vidéo à l’univers rétro, bling bling et définitivement kitsch. Dans cet univers, la chanteuse interprète la Princess Of Power. C’est d’ailleurs le titre de son dernier album ainsi que celui de la chanson avec laquelle elle a ouvert le concert.
Dès le début, le set de MARINA est un grand succès. En observant la foule du fond de la salle, je n’ai pas vu une seule personne ne pas au moins bouger la tête. Certains curieux se demandent qui est cette personne qui est programmée si tôt et sur une si petite scène mais qui fait danser autant de gens. La question ne se pose plus lorsqu’assez tôt dans la setlist, elle entame le tube Bubblegum Bitch. Si la foule se contentait de danser jusqu’à présent, elle se met désormais à chanter en choeur les paroles.
Car oui, si le nom de MARINA ne vous dit rien, celui de Marina and the Diamonds vous parle peut-être un peu plus. Au début des années 2010, la chanteuse avait connu un grand succès avec des titres comme Bubblegum Bitch, Primadonna ou encore How to Be a Heartbreaker. Loin d’avoir été un phénomène éphémère, elle a aussi activement participé à la popularisation ce qu’on appelle aujourd’hui l’esthétique Tumblr.
C’est pourquoi on trouve vraiment regrettable de la voir jouer à seulement 16h15 sur la scène de la Clairière et non sur la grande scène de la Prairie. Car si le public dansait déjà dès les premières notes, l’ambiance est encore montée crescendo au fur et à mesure de la soirée avec notamment une reprise de Hung Up de Madonna.
The XX
Sur le papier, ce concert avait tout pour être parfait. Il s’agissait là du grand retour de The XX en France puisqu’ils n’étaient pas venu depuis l’édition 2017 de Rock en Seine. Ce concert était tellement événementiel que ce soir-là, il a été diffusé en live sur la chaîne youtube de France TV mais aussi en direct sur Radio Nova. Et sur le site de We Love Green, il n’était pas rare de croiser des gens avec le nom du groupe écrit sur les joues.
La setlist aussi était parfaite. On y retrouvait 7 titres de leur album éponyme sorti en 2009 ainsi que quelques autres de leurs albums les plus récents. En intro et en clôture de concert, on pouvait entendre les cultissimes Crystalised et Intro. Le tout était non seulement aussi bien joué en live qu’en album mais il y avait aussi parfois de petits arrangements inédits qui faisaient plaisir à entendre. De la même manière, même si on était ravis de voir le groupe enfin réunis, on l’était tout autant d’entendre quelques morceaux des carrières solos d’Oliver Sim, Romy et Jamie XX.
Ajoutez à cela que pendant le concert, la température était agréable et on a même eu un beau coucher de soleil qui allait parfaitement avec l’ambiance des chansons. Pour autant, je dois avouer ne pas vraiment avoir réussi à être dedans. Et j’ai d’ailleurs eu l’impression que le groupe non plus ne prenait pas vraiment plaisir à être là. Bien sûre, je ne m’attendais pas à des extravagances de leur part mais, par exemple, Jamie XX n’a pas prononcé un seul mot et n’a même pas du tout été montré sur les écrans. Romy et Oliver Sim ont assuré le show comme ils le pouvaient mais on les sentait tout de même distraits.
Côté public, The XX n’est pas forcément un projet sur lequel on peut danser ou chanter. Alors, si l’on voyait des personnes bouger les bras aux premiers rangs, passés ces derniers, on était plutôt face à un public assis et dispersé. Le public semble avoir mis du temps à se rassembler devant la grande scène. Festival parisien oblige, au moment où débutait le set, il y avait au même moment les concerts très attendus d’Ethel Cain, Rusowsky, Ninajirachi et Charlotte de Witte. Et il était parfois difficile de faire un choix.
Les autres artistes :
HAAI : Sur le chemin du retour, on s’arrête quelques minutes devant le set d’HAAI en B2B avec Bambounou sur la scène LALALAND. Là encore, le public est tellement nombreux qu’il est assez difficile de s’approcher mais l’ambiance est folle.
Soulwax: C’est une démonstration de force et de talent qu’a livré ce soir-là le duo belge. Que ce soit au niveau de la musique ou de la scénographie, il est très difficile pour moi de trouver le moindre défaut à ce concert. Quoique là encore, la grande scène aurait été préférable à celle de la Clairière.
Que retenir de ces trois jours de festival ?
Personnellement, c’était la première fois que je me rendais au festival We Love Green après des années passées à lire les live report de mes collègues. Parmi les points positifs, ce que je retiens en premier c’est évidemment la programmation. Bien sûre il y a des concerts que j’ai adoré et d’autres moins. Mais j’ai compté et, en trois jours, j’ai pu voir au moins cinq concerts menés par des interprètes féminines par jour. Cela devrait être la norme mais ça ne l’est pas alors quand la parité est enfin respectée, il faut le souligner.
Le site du festival est aussi assez chouette. Il était beaucoup moins grand que je l’imaginais mais pour autant, je n’ai eu aucun problème à m’asseoir par terre sans être dérangée.
En réalité, le gros point négatif de ce festival réside surtout dans les prix. D’abord celui des places dont certaines dépassaient les 100 euros. Ensuite celui de la nourriture. Il n’est pas normal en 2026 de devoir payer 8 euros pour une barquette de frites ou un verre de jus de pomme. Enfin l’autre problème est le chemin du retour. Entre la sortie du festival et la station de métro la plus proche, il y a plus de 30 minutes de marche à pieds. À l’aller, cela se fait facilement même si c’est un peu long. Mais le soir, passé 1h du matin, devoir marcher plus de 30 minutes seule au milieu d’un bois sans éclairage, sans sécurité et sans personne pour nous indiquer le chemin n’est pas ce qu’il y a de plus rassurant.
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