Gorillaz et Jamiroquai, deux têtes d’affiche pour le prix d’une (et plus encore) à Musilac

Retour sur l’édition 2026 !

Musilac fait partie de ces 10 grands festivals généralistes tout simplement incontournable en France. Alors chaque année, Sound of Brit a un regard attentif quant à la programmation. Il faut dire que nombreux de nos représentants sont venus à Aix-les-Bains : Fontaines D.C., Idles, Placebo, Yungblud, Arctic Monkeys, Olivia Dean, Metronomy, The Chemical Brothers… Que de souvenirs !

Cette année, deux jours intéressent tout particulièrement du côté de SOB. A commencer par le jeudi tout d’abord, puisque les Lambrini Girls sont de la partie ! Malheureusement, pour des raisons de santé, la formation originaire de Brighton n’a pas pu honorer son engagement. Cela concerne également d’autres dates comme celles de ce lundi 13 juillet aux Nuits de Fourvière. Partie remise !

Ce jeudi sera malgré tout marqué par deux performances de nos français. Certes, ils ne sont pas britanniques, mais deux mots tout de même… Last Train dans un premier temps, qui ne cesse de grandir au fil des années, et qui le prouve aujourd’hui encore. Une énergie palpable, un set spécial festival de plus en plus adapté, et un public qui est au rendez-vous. La machine est définitivement lancée !

Yelle dans un second temps, qui a la lourde responsabilité de passer après une Katy Perry lowcost (titres coupés, versions électro à tout va, chant intermittent, pyro inexistante…) et qui pourtant va s’en sortir à merveille. Entourée de deux batteurs, la bretonne fête ses 20 ans de carrière avec un show très sérieux, et un choix de titres triés sur le volet : Comme un enfant, Les soupirs et les refrains, Complètement fou…

Le second jour qui nous intéresse est le samedi. Non pas pour la rhônalpine Pomme, ni pour le désormais grand public Gaëtan Roussel, mais bien pour deux grandes têtes d’affiches. Deux grands noms de la musique britannique, à l’esthétique unique, qui ont marqué dans le monde entier. Ce soir, Musilac propose s’il-vous-plait et Gorillaz et Jamiroquai.

Commençons par Jamiroquai, qui a un set d’1h30 prévu (bien évidemment dépassé !) pour cette deuxième et dernière date en festival dans l’hexagone. 12 titres sont prévus ce soir, et pas n’importe lesquels : Virtual Insanity, Little L, Cosmic Girl, Love Foolosophy, Alright, Canned Heat… C’est une pluie de tubes sur Aix-les-Bains en ce samedi ! Un saut dans le temps qui fait un bien fou !

Il faut dire que Jay Kay est dans une forme étincelante. Il révèle avoir bu beaucoup trop de café, et ça se voit ! Sa voix justement, qui pourrait inquiéter après tant d’années, est encore et toujours déconcertante… Sur chaque titre le londonien donne tout, harangue les foules, et se retrouve comme un poisson dans l’eau avec une formation dont la réputation a été reconnue dans le monde entier.

En effet, voilà une vingtaine d’années que le noyau de la formation se maintient : de Rob Harris (guitare) à Paul Turner (basse) en passant par le vétéran Derrick McKenzie (batterie) ou encore Matt Johnson (claviers), autant dire que la machine est bien huilée. Toute l’esplanade se met à lâcher quelques pas de danse, à bouger la tête, en attendant un prochain album qui devrait valoir le détour.

Quant à Gorillaz, seulement 1h15 est prévu, et le set durera même moins. On avait pourtant hâte de retrouver le projet de Jamie Hewlett et de Damon Albarn après le superbe dernier album The Mountain. Mais les montagnes savoyardes ne semblent pas avoir tant inspiré la formation, qui ne proposera que 15 titres (contre 19 pour l’ensemble des autres festivals, oui oui…) Mais à qui la faute ?

Pourtant, tout est réuni pour que le show soit réussi : des musiciens de grande qualité, des visuels qui nous plongent dans l’univers, mais pourtant rien n’y fait. Albarn est tout endormi, très peu dynamique, ne fait aucun effort sur les parties vocales, échange très peu. Son genou semble lui faire mal, il parait même agacé de ne pas assez entendre le public, mais cela n’excuse pas tout. Si rare de le voir ainsi !

Pour en revenir à notre cher Musilac, il n’y avait malheureusement pas de britanniques le vendredi et le dimanche (nous permettant de souffler !) même si l’on aurait bien jeté un petit coup d’oeil à Dabeull, 47ter, Orelsan, Bigflo & Oli ou encore Rilès. Une programmation qui parvient à réunir les plus intéressants des français ainsi que de gros noms internationaux avec une superbe ambiance, c’est ça Musilac !

Désormais, les regards sont tournés vers l’édition 2027, avec David Guetta en premier confirmé. Mais quels britanniques pour l’accompagner ? Et à quel prix, dans un contexte où l’équilibre est de plus en plus complexe pour les festivals ? Et quid de l’installation mitoyenne de deux scènes centrales, décriée par beaucoup ? Qu’importe ; Musilac, rendez-vous plus que jamais en 2027 !

Toutes les photos, prises par Claire Desfrancois, sont à retrouver par ici. A noter que Gorillaz n’a accepté de se faire prendre en photo que par 3 médias.

No Comments

Post A Comment