Wet Leg au Festival Beauregard 2025

Wet (et smoky) Leg aux Nuits de Fourvière

Retour sur cette soirée du lundi 13 juillet.

Nous voici pour la quatrième et dernière fois de la saison aux Nuits de Fourvière, avec notamment Little Simz, Massive Attack et Pulp pour cette édition 2026 qui a fait grande place à nos britanniques. Ce soir, ça n’est pas un mais deux groupes qui nous intéressent, puisque Wet Leg et Los Bitchos sont de la partie. Les Lambrini Girls, première partie initiale, ont malheureusement annulé pour des raisons médicales.

Mais autant dire que Los Bitchos en tant que remplaçantes de dernière minute, c’est une très bonne nouvelle ! D’ailleurs, il s’agit là bien plus qu’une première partie, puisque la formation va tout de même jouer un peu moins d’une heure ! Comme à son habitude, le quintet est en pleine forme et propose un set délicieux de son rock psychédélique instrumental. Toujours pas de chant donc !

Il peut s’agir là d’un inconvénient, le moment peut parfois paraître un peu long, mais c’est aussi ce qui fait toute l’originalité des londoniennes. On se concentre sur la musique, les solos, les improvisations, et forcément les corps suivent avec quelques pas de danse. Une très belle ouverture alors que le soleil connait ses dernières minutes sur Fourvière, de quoi nous donner le sourire jusqu’aux oreilles !

Au tour alors de la tête d’affiche du soir, à savoir Wet Leg. Tout comme sur la tournée en salles, la fumée fait son apparition, et sera crachée encore et encore durant tout le concert. Un élément qui peut sembler anodin, mais qui perturbe le spectateur. Les musiciens sont peu visibles, selon le placement certains ne sont tout simplement même pas visibles, et on s’interroge quant à la pertinence de ce choix.

Ainsi, quoi de mieux qu’un peu de moisturizer (crème hydratante) pour palier à tant de fumée ? Le second album est plus que représenté (10 titres sur 12) avec notamment catch these fits en ouverture, et le tandem CPR / mangetout en fermeture. A noter également davina mccall, liquidize et jennifer’s body, tout simplement superbes en live. Un album réussi qui prend comme une seconde vie sur scène !

Bien évidemment, les 70 minutes proposées sont complétées avec le premier effort, Wet Leg, sorti en 2022. On retrouve forcément Chaise Longue (mais quelle ambiance sur celle-ci !) Wet Dream, Being in Love… Bien que l’album soit assez répétitif, c’est toujours un plaisir d’entendre ces tubes en live ! Les paroles sont d’ailleurs fort bien connues du public, montrant toute l’importance de cette première galette.

Pour en revenir aux musiciens, difficile de s’avancer tant la fumée ne permet pas de faire une analyse bien poussée. Forcément, la désormais tête de gondole Rhian Teasdale crève l’écran, obsède, galvanise. On pensait que l’arrivée des trois garçons (Ellis Durand, Joshua Omead Mobaraki et Henry Holmes) irait en ce sens, mais hormis Mobaraki on les constate plutôt discret malgré leur réel apport musical.

Et que dire de Hester Chambers, mystérieuse guitariste du groupe, et volontairement en retrait désormais. Pourtant, elle est en charge de la plupart des solos, et est considérée pour beaucoup comme la tête pensante de toute la création musicale du binôme. Elle semble en tout cas comme un poisson dans l’eau dans cette toute nouvelle configuration, et là est finalement tout l’important.

Il faut dire que la copie est plutôt propre ce soir, les musiciens font le taf, Teasdale gère ses parties vocales, et prend le temps d’échanger avec le public. Et quelle énergie sur scène, bien plus présente qu’à la tournée du premier album ! Forcément, la foule renvoie cela avec force, entre pogos, crowdsurfing et paroles plus ou moins entonnées sur chaque titre. Une belle ambiance à la Fourvière !

Ce soir marqua donc notre dernière soirée des Nuits de Fourvière pour cette édition 2026. Qu’en retenir ? Une programmation tout simplement unique en France, dans un cadre exceptionnel ? Oui, mais c’est bien plus que ça Fourvière, c’est tant à la fois qu’on ne pourrait pas tout vous raconter. Mais aujourd’hui, attardons-nous sur un point : tout comme pour Little Simz, il était proposée ce lundi une soirée 100% féminine, ce qui est un fort engagement du festival. Une évidence en 2026 certes, mais peut-être pas pour certains ; il n’y a qu’à voir les avis de certaines personnes déversés sur les réseaux sociaux… A bon entendeur !

La photo mise en avant a été prise à Beauregard en 2025 par Solly Alba.

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