INHEAVEN – INHEAVEN

Nous l’avions attendu, le voici ! INHEAVEN a enfin terminé son premier album éponyme, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il regorge de bombes musicales… À écouter d’urgence, on vous explique pourquoi.

INHEAVEN, on les adore depuis un moment déjà, c’est vrai. Difficile d’être objectif face à ce groupe qui a commencé par se faire remarquer avec un hymne désenchanté, Regeneration, sorti sur le label de Julian Casablancas il y a un peu plus de deux ans. De single en single, le quatuor construit son son, et arrive en France pour jouer des premières parties (Jamie T, Circa Waves). C’est l’occasion de se rendre compte du potentiel du groupe, d’admirer le charisme et la sympathie qu’ils dégagent sur scène tout en délivrant des sets plus qu’efficaces et plein d’une énergie communicative. Autant dire que l’attente pour ce premier album était réelle… et nous ne sommes pas déçus !

En effet, c’est l’excellent Baby’s Alright qui ouvre les festivités. Impossible de résister à ce titre qui, dès les premières notes de basse, nous emporte. Il résume d’ailleurs assez bien le style INHEAVEN, pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore : une ligne de basse efficace, une batterie très rythmée et les guitares qui s’invitent pour décharger des riffs implacables : on ajoute à ça un refrain entêtant qu’on adore reprendre en choeur, et nous avons un cocktail gagnant.

Alors que James Taylor avait le lead sur cette ouverture en terme de chant, c’est Chloé Little qui prend les devants sur Treats. Encore une fois pas de surprise – il faut attendre la huitième chanson pour avoir droit à une nouveauté – mais la certitude qu’INHEAVEN entre directement dans la cour des grands. C’est qu’après seulement deux chansons, on se sent déjà revigoré : comment pourrait-il en être autrement alors que ce début ne semble présenter aucun défaut ? La suite est de même qualité, puisque s’enchaîne d’adorables titres (Stupid Things, Drift) et d’autres morceaux plus directs (le punk-ish Vultures, World On Fire).

C’est Do You Dream qui est notre première découverte sur cet album. Démarrant plus doucement que les morceaux précédents, avec des choeurs légers venant soutenir James au chant, on se retrouve à rêvasser en l’écoutant, et à chantonner le refrain l’écoute finie. Puis vient Real Love, là encore une nouveauté, qui nous embarque dès que les chants mêlés de James et Chloé parviennent à nos oreilles : une fois de plus, voici un hymne fédérateur comme INHEAVEN sait si bien les composer, à la fois heureux, vibrant, libérateur et fédérateur, car on ne doute pas une seconde que le “Real love, real love / Won’t let you down” sera repris en choeur très fort par le public lors des concerts à venir.

INHEAVEN a clairement placé toutes ses nouveautés en fin d’écoute, puisqu’après les deux nouveaux morceaux cités précédemment, nous avons droit à deux ré-enregistrements de leurs singles les plus anciens, Bitter Town et Regeneration. Pas de différence majeure, si ce n’est un son un peu plus homogène par rapport au reste de l’album. Le plaisir de redécouvrir ces titres est tout de même présent, et une chose nous intrigue. Quel est donc Velvet, ce morceau qui vient clore INHEAVEN à la place de Regeneration, jusque-là fin parfaite de leurs live et que l’on imaginait retrouver à cette même place dans la tracklist ? Tout simplement la composition la plus inspirante du groupe. Loin de la nervosité d’un Treats ou d’un Vultures, Velvet au contraire se construit doucement, sur une base aérienne et posée, qui grandit pour délivrer un final à la hauteur de l’album. On voudrait pouvoir étreindre cette chanson tant elle fait du bien… On finit donc l’écoute d’INHEAVEN le sourire aux lèvres. Pour être honnête, ce sourire ne nous a pas quitté le long de ces 40 minutes…

Que dire de plus ? INHEAVEN est un premier album réussi à tout point de vue, cohérent dans son son tout en restant varié, réussissant le tour de force de n’avoir aucune chanson moins réussie que les autres. Beaucoup de morceaux sont certes déjà connus des fans, mais cela révèle en fait une réalité : tous les morceaux de cet album ont la carrure pour être des singles, et pas des moindres. Chaque titre est diablement accrocheur, chacun à sa façon, et on ne peut qu’applaudir INHEAVEN pour ce tour de force.

 

Tracklist :

Baby’s Alright
Treats
Stupid Things
Vultures
All There Is
World On Fire
Drift
Do You Dream
Real Love
Bitter Town
Regeneration
Velvet

 

Nos morceaux favoris : Baby’s Alright, Stupid Things, Velvet

La note : 10/10

 

Concerts Inheaven
 
Inheaven à Paris - 23 octobre 2017
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