Hozier @ L'Olympia

La messe Hozier enchante L’Olympia

Hozier était de passage à Paris, moins d’un an après son dernier passage. Après la sortie de son deuxième album, Wasteland, Baby!, l’irlandais a enchanté la salle de la capitale avec un live d’une grande qualité.

23h. Sortie de l’Olympia. Difficile de se raccrocher à la réalité de la vie parisienne tant le concert d’Hozier à Paris ce soir nous a emmené dans un autre univers. Retour sur une soirée magique.

Une soirée irlandaise du début jusqu’à la fin

C’est à David Keenan, jeune songwriter irlandais de 25 ans d’ouvrir le show. Le personnage est un habitué de la scène et du show. Ayant fait la première partie de Glan Hansard sur sa tournée américaine, il est déjà auteur de deux EP. Il a annoncé son premier album pour janvier 2020, intitulé A Beginner’s Guide to Bravery. Sa prestation ce soir nous a prouvé à quel point il est à l’aise dans son rôle de conteur. Très porté sur la poésie et les petites histoires entourant chacun de ses titres, il a régalé l’audience pendant 30 bonnes minutes. Un troubadour des temps modernes à suivre de très près !

David Keenan @ L'Olympia

Et le charme Hozier opéra

Hozier a sorti son très attendu deuxième album, Wasteland, Baby! en mars de cette année, et nous avait laissé une impression mémorable. Un score parfait et l’impression de tenir, déjà, l’album de l’année. Forcément, ce concert était noté depuis plusieurs mois dans nos agenda.

L’irlandais est monté sur scène simplement, accompagné par ses 7 musicien(ne)s. Dès les premières notes de As it Was, le charme opère. La voix profonde du chanteur emporte l’Olympia quasi plein (la grève RATP en aura découragé certains) dans l’univers dystopique mais rempli de douceur de son dernier album Wasteland, Baby! Le public est conquis avant même qu’Hozier ne finisse la première chanson. Il faut dire que malgré un succès en France convainquant, l’artiste se fait plutôt rare dans l’hexagone. Il est donc attendu de pied ferme par ses fans. Enchaînant avec une chanson de son deuxième album, l’interprétation de Would That I voit la foule se lever d’un coup, ignorant totalement les sièges -superflus, vraiment- du parterre de la salle.

Hozier @ L'Olympia

Premier grand moment de ce live, Nina Cried Power, déjà découvert lors de la sortie de l’EP du même nom, suscite de vives réactions ravies dans le public. Le chanteur a choisit, logiquement, de mettre en avant son deuxième opus, avec 10 titres sur la setlist. Le concert se teinte majoritairement en sonorités blues et gospel. Il n’en oublie pas moins ses débuts folk-rock, avec sa guitare électrique, jamais très loin, bien accompagnée par l’énergie débordante du batteur.

Hozier a cette présence simple et sereine sur scène, presque timide, et est parfois éclipsé par ses musicien(ne)s de talent. Le bassiste, Alex Ryan, et la violoniste-guitariste sont très présents sur scène, apportant une aura positive et joyeuse participant à l’intensité exceptionnelle du show. Les spectateurs, également, n’hésitent pas à donner de la voix avec les chœurs ou sur les refrains, au plus grand plaisir des musiciens sur scène. Toutefois, dès que le compositeur-interprète se retrouve seul à chanter au dessus de quelques accords de guitare, la puissance et le charisme de sa voix envahissent la salle avec force. Le public est entouré d’une bulle temporelle, hors du temps et pleine de grâce.

Hozier @ L'Olympia

Côté production scénique, rien à redire, bien au contraire. La tournée est taillée pour les salles d’exception, toutes en configuration théâtrale, qu’elle visite le temps d’un soir. L’Olympia a sorti le grand jeu ce soir avec de magnifiques lumières, notamment sur la chanson Movement.

La communion atteint son paroxysme lorsque Hozier entame les premières notes de son tube planétaire Take me To Church. A peine le premier refrain terminé qu’une spectatrice lance un drapeau aux couleurs arc-en-ciel sur la scène, aussitôt repris par le compositeur. Grâce à sa résonance mondiale, la chanson est devenue l’étendard d’un message de tolérance.

Le temps de deux chansons de son premier album pour le rappel et Hozier et ses musiciens repartent. On rechigne un peu à sortir de la salle, nous n’avons pas franchement envie de mettre fin à ce beau moment.

Hozier @ L'Olympia

“Je crois que les concerts que je préfère, ce sont ceux qui rendent les gens heureux” m’a soufflé mon amie à côté de moi, dans la fosse. Cela résume bien l’atmosphère du concert d’Hozier ce soir. Les sourires sont sur tous les visages en ressortant de la salle. L’irlandais était attendu ce soir, et il n’a pas déçu, tout simplement. Après une pause de quelques années, son retour est au-dessus de ce que tout le monde attendait.

Setlist Hozier @ l’Olympia, le 13 septembre 2019

As It Was
Would That I
Dinner & Diatribes

Nina Cried Power

To Be Alone
Someone New

Angel of Small Death and the Codeine Scene

Nobody

Talk
From Eden

Wasteland, Baby!

No Plan

Living for the City (Stevie Wonder cover)
Jackie and Wilson

Almost (Sweet Music)

Moment’s Silence (Common Tongue)

Movement
Take Me to Church


Cherry Wine
Work Song

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