Foals assure sans impressionner au Arte Concert Festival

L’un des groupes les plus en vogue du moment était à Paris pour un concert exceptionnel et intimiste à moins d’une semaine de la sortie de leur album.

On le sait, chaque concert de Foals est un événement. Le groupe de Yannis Philippakis avait fait sensation à Rock En Seine avec un set d’une heure d’une énergie folle. Alors lorsque nous avions appris le retour de la bande dans le cadre du Arte Concert Festival, forcément nous étions ravis. Cependant, plusieurs petits points noirs ont rendu la soirée moins exceptionnelle qu’elle n’aurait dû l’être. Retour sur un concert et une soirée en demi-teinte.

Le Arte Concert Festival est un événement qui chaque année fait parler de lui. Cette année, le festival était entièrement gratuit et avait une programmation assez phénoménale. En particulier avec Foals et Iggy Pop, rien que ça. Très peu de places étaient donc à disposition du public (probablement moins de 500) alors que la demande, elle, était énorme. Ceux qui étaient donc présents hier soir faisaient donc partis d’une poignée de chanceux qui ont réussi à décrocher le sésame.

Avant l’arrivée de nos poulains, La Jungle a donné un concert perché et qui fait taper du pied devant une audience déjà compacte. Ala.ni a permis à nos oreilles de se calmer avec une prestation sublime.

Viens donc le tour de Foals à 22h30. Et, première ombre au tableau, plusieurs dizaines (centaines ?) de personnes sont restées bloquées à l’extérieur de la Gaîté Lyrique. En effet, l’organisation avait surestimé le nombre de personnes absentes et la salle est arrivée à capacité très tôt dans la soirée (nous sommes nous mêmes rester bloquer à 19h30 car un concert avait lieu et était à capacité, nous avons pu rentrer par la suite). Quand on sait le périple nécessaire à l’obtention d’une place, encore plus difficile de se faire refuser l’entrée… Pas cool donc.

Nous apprenons ça avec stupeur alors que nous attendons le début du concert dans la grande salle. Bref, il est temps de profiter. Foals entre sur scène à 22h30 pétante avec l’ouverture désormais classique sur On The Luna. Peu de changements au niveau de la setlist par rapport à la tournée Everything Not Saved Will Be Lost Pt1. Seul le nouveau single The Runner fait son apparition. L’ambiance est plutôt calme sur la première moitié du live. Seuls les deux premiers rangs bougent manifestement. Cependant, Foals n’a pas son énergie habituelle.

Les morceaux s’enchaînent, le groupe communique très peu. Même Mountain At My Gates ne déchaîne pas une Gaîté Lyrique qui arriverait presque à s’impatienter. Foals, c’est efficace évidemment. Donc on passe malgré ces petits points noirs un très bon moment. Mention spéciale à Sunday, sublime titre de la partie 1 et qui n’est que rarement jouée. La deuxième partie du morceau est un vrai bonheur en live.

On parlait de The Runner plus haut, il s’agissait hier soir de la première interprétation live du morceau (après une captation sans public à BBC Radio 6). Et comme sur cette fameuse captation, le titre passe très mal. Alors qu’il s’agit probablement du meilleur single de l’ère Everything Not Saved Will Be Lost, la version live ne tient pas la route. Jeremy Pritchard, excellent bassiste et remplaçant de Walter Gervers avec Foals, aussi bon musicien soit-il, ne parvient pas à tenir les choeurs (chantés par Yannis sur la version studio). Une mini catastrophe qui devrait disparaître avec le temps.

Sans surprise, le set se clôturera avec Inhaler, Black Bull et What Went Down, avec enfin une ambiance explosive. Le groupe et le public se lâchent sur ces trois derniers morceaux qui rattrapent un concert en demi teinte. Mention spéciale à Black Bull dont la puissance en live en fait l’une des nouvelles armes du groupe. Yannis Philippakis viendra au contact du public pour terminer. 15 minutes de pure folie.

Comme vous avez pu le comprendre, il y a beaucoup à dire sur ce concert. On peut d’ailleurs mentionner la voix de Yannis Philippakis, un peu limite hier soir à Paris. Le souffle du génial leader est un peu court sur Sunday, et on sent une certaine fatigue vocale. Normal après des dizaines de shows et surtout avec l’intensité folle qu’il y met. Les caméras ont pu aussi perturber le groupe. Peut-être aussi que Foals n’était pas très emballé à l’idée d’un concert promo. Bref, beaucoup d’hypothèses (d’excuses ?) sont à évoquer en parlant de ce concert.

Alors évidemment, nous sommes durs, Foals a assuré et offert un très beau concert à l’image d’un Spanish Sahara toujours aussi planant. Et nous nous permettons aujourd’hui de les critiquer après les avoir encensé sur leurs 2 derniers passages. Il est aussi important de rappeler, que Foals à 50% de ses capacités, cela reste meilleur en live que la plupart des autres groupes. Et cela ne veut pas rien dire.

Depuis Foals a annoncé une tournée UK pour 2020. On les retrouvera donc très certainement à Paris l’an prochain. L’occasion pour eux de faire meilleure impression, et l’occasion pour un public plus vaste de découvrir la folie Foals en live.

Vous pouvez retrouver la captation live de Black Bull juste ici. Le show entier sera disponible sur Arte Concert le 18 octobre, jour de sortie de Everything Not Saved Will Be Lost Pt2.

SETLIST :

On The Luna

Olympic Airways

My Number

Mountain At My Gates

Spanish Sahara

Exits

The Runner

Sunday

Inhaler

Black Bull

What Went Down

Concerts Foals
 
Foals à Paris - 27 avril 2020
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