06 Mai Playlist Découvertes #22
Dénicher de nouveaux sons demande parfois de fouiller dans les recoins les plus sombres du streaming, mais la récolte de ce mois-ci est particulièrement fructueuse. Voici les noms qu’il faudra surveiller de près en 2026.
La relève du Rock : Intensité et héritage
On commence fort avec Saint Clair. Pour un tout premier single, la claque est réelle : un rock racé dans la lignée de Black Rebel Motorcycle Club, avec peut-être un son un peu moins « gras » mais tout aussi nerveux. On sait peu de choses sur eux, mais le potentiel est immense.
Dans un registre plus structuré, le groupe MOSAIC frappe un grand coup avec son premier EP. C’est de l’indie rock classique, certes, mais d’une efficacité redoutable. Il faut dire que les présentations sont soignées : le mix est signé George Lloyd-Owen (Yungblud) et le mastering est assuré par Matt Colton, l’homme aux Grammy Awards qui a travaillé le son d’Arctic Monkeys et d’Oasis. Un gage de qualité indiscutable.
Pour les amateurs de post-punk et d’indie plus anguleux, O’Phantom est la réponse idéale aux fans de Parquet Courts ou Deerhunter. Le groupe commence d’ailleurs à se faire un nom, enchaînant les festivals de renom comme le Great Escape en 2025 et le Truck Festival cette année.
Douceur et mélancolie Britpop
Si vous préférez baisser le tempo, tournez-vous vers le trio Heart and Mouth, Plastic et 20-LD. Ces trois artistes proposent des ballades Britpop efficaces, imprégnées d’une mélancolie qui rappelle les plus belles heures du genre. Parfait pour les fins de journée contemplatives.
Dans cette même veine de « musique à texte » et d’influences américaines, l’Irlandais Ivan Nicolas évoque avec brio le travail de The War on Drugs ou de Sam Fender. C’est de l’indie traditionnel, solide et habité.
Audace et psychédélisme
Le prix de l’audace revient sans doute à Eels! Eels! Eels!. Choisir un tel nom quand on connaît l’aura de Mark Oliver Everett est un pari risqué, d’autant que musicalement, le groupe s’en éloigne totalement. Ils proposent un rock panoramique, taillé pour les grands espaces et les paysages désertiques. Pour retrouver l’esprit de Mark Oliver Everett et des Eels, il faudra plutôt se tourner vers The Song Of Butler & Cupples : si l’instrumentation diffère, la voix et l’ambiance sont de ressemblance.
Enfin, pour un voyage plus sensoriel, Moon Machine nous plonge dans un univers psychédélique assumé et particulièrement réussi, tandis que Stop Thinking apporte une touche de fraîcheur bienvenue avec une pop colorée et entraînante qui porte merveilleusement bien son nom.
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