15 Mai Reviews : Albums manqués et Trésors cachés de 2026 – Partie 3
Comme tout auditeur assidu de musique, nous sommes constamment à la recherche de la perle rare. L’équipe de Sound Of Brit se fait régulièrement surprendre par des découvertes d’albums en décalé de l’actualité musicale. Nous avons donc décidé de résoudre ce problème en vous proposant de courtes chroniques sur des albums UK sortis en 2026 (et non couverts par notre rédaction à leur sortie). En espérant que nos albums manqués d’hier deviennent vos pépites de demain.
C’est parti pour 3 nouveaux albums : STONE et leur second album, Une nouvelle version pour Daniel Avery et l’album d’ADMT !
STONE – …AUTONOMY – Sorti le 20 février (Augustin)
Après un premier album prometteur en 2024, The Stone nous propose déjà un second volet. L’ouverture, avec le titre éponyme, joue un véritable rôle de passation entre les deux albums. On y retrouve ces notes d’indie rock qui nous avaient tant séduits.
Dès le deuxième morceau, on est projeté dans une ambiance plus intense, porté par un riff brut sur deux courtes minutes, tranchantes. Le titre suivant tabasse tout autant, et on comprend que ce sera la ligne directrice de …Autonomy. Le problème, c’est que ce début d’album ne laisse aucune respiration. Les titres s’enchaînent, s’amalgament et finissent par se noyer les uns dans les autres. Le groupe semble surjouer cette intensité, et il faut attendre le titre phare MONEY (HOPE I AIN’T GOT) pour retrouver l’originalité et la légèreté des débuts.
Après ce morceau, la direction de l’album change totalement. Finies les grosses guitares et le mur de son, place à l’exploration musicale et à différents styles : post-punk sur MOULIN ROUGE, indie désabusé avec PICTURE (on entendrait presque ce bon vieux Doherty), l’étrange synthétiseur sur la rétro-futuriste AUTONOMOUS, et ainsi de suite. On finit inévitablement par se demander où va l’album, et quand il va se clôturer… Le principal problème réside peut-être dans une direction artistique peu explicite et un ordre de tracklist qui peine à donner de la cohérence à l’auditeur.
La note du rédacteur : 5/10
Ses morceaux favoris : MONEY (HOPE I AIN’T GOT) & AUTONOMY
Daniel Avery– Tremor (Deluxe Edition) – Sorti le 01 mai (Fabien)
Voici aujourd’hui le troisième écrit quant à cette nouvelle ère de Daniel Avery, du nom de Tremor. La première sortie de l’album en lui-même avait reçu la note de 8/10, alors que la seconde dans une forme Midnight Versions avait reçu la note de 7,5/10. Cette fois-ci, l’originaire de Bournemouth propose une édition deluxe avec 4 titres inédits et 3 remixes. Les nouveaux morceaux sont dans la continuité de l’oeuvre initiale, nous replongent instantanément dans cet univers mêlant musiques électroniques et rock, même si on est face à ce que l’on pourrait appeler des b-sides. Mais on prend tout de même, bien sûr !
Quant aux remixes, ces derniers ont fait appel à IMOGEN, DJ Stingray 313 et DJ Stingray 313. Le premier est de Bournemouth, le second de Détroit, et le troisième initialement d’Australie mais désormais basé à Londres. Trois univers nous sont proposés là, permettant de donner une seconde vie (troisième si l’on suit après la Midnight Version) qui n’est pas dépourvue d’intérêt certes mais qui ne marque pas non plus les esprits comme l’avait fait l’album initial et sa seconde réinterprétation. La proposition initiale de Daniel Avery par ce projet est si géniale qu’on a du mal à la voir retravaillée de la sorte.
En effet, si on reprend cette sortie dans son ensemble, les 13 titres initiaux sont bel et bien toujours présents et ne peuvent que nous laisser sur notre position que Tremor est un tournant dans la carrière de notre britannique et n’ayons pas peur des mots un album majeur dans le terrain de jeu de plus en plus immense des musiques électroniques en Grande Bretagne.
La note du rédacteur : 6,5/10
Ses morceaux favoris : Lazy Dreams (feat. yunè pinku), Careless
ADMT – From Good To Bad And Then Back Again – Sorti le 15 mai (Fabien)
Un premier album pour ADMT, qui offre 12 titres de très bonne facture afin d’émerveiller notre printemps. Le travail est sincère, mêlant tubes taillés radio et titres plus personnels qui ne peuvent que toucher l’auditeur. L’originaire du Yorkshire, que nous avons pu découvrir sur les scènes françaises en ce mois d’avril, propose un travail plus qu’honnête, terriblement sincère, qui devrait forcément se démarquer des sorties actuelles. De la pauvreté aux problèmes de logement en passant par l’éducation des jeunes ou encore la santé mentale, les sujets sont divers et de notre temps, loin des textes habituels.
La musique peut alors être reléguée au second plan mais n’est pourtant pas dépourvue d’intérêt, tant elle accompagne idéalement la superbe voix de ce cher Adam Taylor, que nous avions pu rencontrer il y a quelques semaines. A propos de son premier effort, l’anglais nous racontait : « Je parle de vraies personnes et de vraies expériences. Et je pense que c’est important, parce que j’espère qu’on peut construire une communauté où les gens se sentent compris : ceux qui galèrent, qui ne vont pas bien, qui traversent des choses réelles. Il y a des chansons sur la santé mentale, l’amour, la perte… toutes les choses que nous vivons en tant qu’êtres humains. J’espère que les gens s’y reconnaîtront de manière positive, pas d’une façon qui les rend tristes. »
La note du rédacteur : 7,5/10
Ses morceaux favoris : Turn The Page, Burn Brighter, Still Water, Can’t Get Back
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