Dermot Kennedy en promenade folk à Paris

Le 18 mai, Dermot Kennedy retrouvait l’Olympia pour une date parisienne inscrite dans la tournée de The Weight Of The Woods, avec Amble en ouverture.

Le 18 mai dernier, Dermot Kennedy retrouvait l’Olympia pour une nouvelle date parisienne dans le cadre de la tournée de The Weight Of The Woods. Une salle qui correspond à son format actuel : suffisamment grande pour porter ses montées en puissance, mais encore assez proche pour conserver un lien direct avec le public.

La soirée débute avec Amble, trio irlandais chargé d’ouvrir la date. Pendant une quarantaine de minutes, le groupe installe une ambiance folk généreuse portée par des guitares acoustiques et des harmonies vocales impeccables. Leur approche ne cherche pas l’impact immédiat mais a permis aux spectateurs arrivés de bonne heure pour cette soirée d’entrer en douceur sur les terres irlandaises.

Après cette première partie très convaincante, le public attend impatiemment la star de la soirée, qui mesure sa chance d’être présent, dans cette magnifique salle, bien plus intimiste que le stade de foot de Dublin, qu’il remplira deux soirs de suite en juillet.

La scéno principale du show nous emmène en forêt, dans les sous-bois où sont jonchées quelques pierres couvertes de mousse. Tout simplement magnifique. On a envie de se balader ici et là, avec le chanteur, qui arriver dans une tenue au style cool mais tout à fait dans l’air du temps et qui colle complètement au décor : baggy jean, t-shirt de l’équipe de France de football (qu’on verra floqué plus tard du numéro et du nom de Zidane, après qu’il ait retiré sa belle veste rouge).

Le spectacle commence comme son nouvel album, The weight of the woods, par des notes enchanteresses et la voix puissante, mais posée, de Dermot. Petit prélude soyeux, Le public est déjà charmé.

11 titres de ce dernier opus (sur 14) font d’ailleurs partie de la setlist de cette soirée, soit un peu plus de la moitié du show. Le chanteur montre ainsi sa profonde envie de se recentrer sur les valeurs humaines et introspectives actuelles. Honest et Wasted complètent le trio de nouveaux morceaux et qui servent de base à un spectacle déjà très prometteur. Il l’est encore plus quand l’irlandais entonne les premières notes de Outnumbered, avant de revenir sur ces nouveaux morceaux avec Sycamore et Refuge.

Sur cette tournée, les titres de The Weight Of The Woods trouvent naturellement leur place dans le set. Ils s’intègrent dans une continuité où les anciens morceaux côtoient les nouveaux, avec cette construction typique du live de Dermot Kennedy : des débuts souvent calmes, puis des montées progressives qui viennent progressivement remplir la salle.

L’Olympia suit ce mouvement sans rupture. Les refrains sont repris par le public, parfois dès les premières notes, ce qui renforce encore cette impression de concert très collectif, même dans les passages les plus calmes.

Ce qui ressort surtout de cette date, c’est cette manière assez constante qu’a Dermot Kennedy de travailler ses morceaux en live, avec des structures qui montent, redescendent, puis repartent dans une intensité assez incroyable et qui nous donne à chaque fois l’impression de vivre un moment unique et précieux.

Pour les images du concert, c’est ICI

Texte et images : Franck Collumeau

No Comments

Post A Comment